Caricaturiste, fantassin de la paix et de la liberté

Nicolas Simon

 Cahiers  Faut-il pleurer, faut-il en rire ?
Le 18 juin 2017 |  Thierry Verhoeven |  1 messages

« Les dessins de presse nous font rire. Sans eux, nos vies seraient bien tristes. Mais c’est aussi une chose sérieuse : ils ont le pouvoir d’informer mais aussi d’offenser. »
C’est ce que disait Kofi Annan, ancien secrétaire de l’ONU   et Prix Nobel pour la Paix au colloque « Désapprendre l’intolérance »,à New York, 16 octobre 2006. A la suite de ce colloque naissait l’association Cartooning for Peace.


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Cartooning for Peace est un réseau international de dessinateurs de presse engagés qui combattent, avec humour, pour le respect des cultures et des libertés. C’est un forum, un lieu de rencontres, pour tous ceux qui refusent l’intolérance et les dogmes.
Par ses actions, l’association soutient la liberté d’expression et transmet un message de paix et de tolérance. Elle soutient les dessinateurs qui travaillent parfois dans des conditions difficiles.

Les origines

Tout a commencé en 2005, avec l’affaire des caricatures de Mahomet. 12 caricatures de Mahomet réalisées par des dessinateurs danois sont publiées dans le Jyllands-Posten, un journal danois, puis dans plusieurs autres journaux européens. Dans plusieurs pays arabes, on manifeste. Bilan : 50 morts au Pakistan et 11 en Libye.
Suite à ces événements, Kofi Annan, ancien secrétaire de l’ONU   et Plantu, dessinateur au Monde, organise à New York, au siège des Nations unies le colloque « Désapprendre l’intolérance ». Douze dessinateurs de presse du monde s’y rencontrent pour réfléchir à la responsabilité éditoriale des dessins de presse publiés. C’est suite à ce colloque que la fondation Cartooning for Peace/Dessins pour la Paix est créée à Genève. Puis en 2008, à Paris, dans les locaux du journal Le Monde où travaille Plantu.

Aujourd’hui

L’association Cartooning for peace regroupe aujourd’hui 162 dessinateurs de pays différents. Elle fait dialoguer ces dessinateurs entre eux. Elle publie des dessins de presse, et donne une visibilité et un appui aux dessinateurs empêchés d’exercer librement leur métier ou dont la liberté est menacée. En 2014, le film « Les Fantassins de la Démocratie » a montré le travail et le quotidien des dessinateurs de Cartooning for Peace.
L’association s’attache à exercer la liberté d’expression telle qu’elle est définie dans l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme : « tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de diffuser au-delà des frontières, les informations et les idées par tous moyens d’expression ».

Eduquer à l’irrespect dans le respect

Dans les expositions, publications et rencontres organisées, l’association veille à montrer les points de vue différents des dessinateurs sur un même sujet. Cartooning for Peace ne cherche pas à humilier les personnes parce qu’elles ont telle ou telle croyance ou telle ou telle opinion. L’association est consciente qu’il faut éduquer à la caricature. Elle propose aux élèves et aux enseignants, des supports pédagogiques des rencontres, avec des dessinateurs : ateliers en classe ou grandes conférences.
Trois kits pédagogiques sont mis à la disposition des écoles : l’exposition « Dessins pour la Paix », l’exposition « Dessine-moi la guerre. 1914 — 2014 : regards croisés des dessinateurs de presse sur les guerres » et l’exposition « Dessine-moi la Méditerranée »
.
Le site de Cartooning for peace

En savoir plus sur le film « Les Fantassins de la Démocratie »

La bande-annonce du film

Une interview de la réalisatrice et d’un des acteurs


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Vos commentaires

  • Valérie

    Le 23 juin à 00:04

    C’est sûr que des sites comme celui de cartooning for peace peuvent aider les enseignants et les éducateurs ... L’humour, c’est important et il faut l’enseigner à l’école comme les arts, la musique...

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