8 septembre 2017, journée internationale de l’alphabétisation

Groupe alpha 4 de la Funoc

 Cahiers  C’est en alpha que tout commence...
Le 22 septembre 2017 | Mise en ligne : Lydia Magnoni

Des adultes qui sont en formation en alphabétisation nous parlent de leurs difficultés dans la vie de tous les jours. Un texte simple, bref et clair. Un texte qui montre bien que, même si l’on maitrise mal la langue, on a des choses à dire, des réflexions et des connaissances à partager.


Version imprimable de cet article Version imprimable Réagir

Nous sommes des adultes en formation d’alphabétisation et nous avons envie de témoigner sur ce sujet ainsi que sur l’importance du temps de formation.

En tant qu’adultes, nous fonctionnons différemment qu’un enfant qui commence l’école en maternelle jusqu’à 18 ans minimum. Nous avons nos problèmes de la vie quotidienne : s’occuper des enfants, les factures, gérer notre budget, les soucis de santé,...

Vu notre parcours scolaire, notre âge et les soucis de la vie, c’est pratiquement impossible de rattraper et de tout comprendre en 18 mois. Pour ce projet, il faut des aides financières pour allonger le temps de formation qui n’est pas suffisant.

Voici quelques situations difficiles quand on ne sait pas bien lire ni écrire. Parfois, une personne frappe à la porte pour un nouveau contrat d’électricité ou d’internet, ils ont de belles paroles et on signe n’importe quoi sans comprendre. Alors, on est obligé de payer parce qu’on a signé.
Pour aller chez le médecin ou l’avocat, on a parfois besoin d’être accompagné par un ami ou une soeur,...et on n’a pas de vie privée. C’est la même chose pour comprendre des lettres.

Pour le travail, c’est aussi un problème. Dans notre groupe, un monsieur de 56 ans n’a pas obtenu un poste de chauffeur-livreur car il ne maitrise pas les nouvelles technologies comme pouvoir encoder des informations sur un sabot, alors qu’il a 25 ans d’expérience dans ce métier. Un autre a raté un poste d’oxycoupeur car il ne sait pas inscrire les commandes dans l’ordinateur.

Chercher du travail par internet c’est compliqué quand on ne sait pas écrire et envoyer des mails. Pourtant, on veut travailler. Un stagiaire raconte qu’en se rendant dans une agence d’intérim, on lui a dit de s’inscrire chez lui par internet mais tout le monde n’a pas un ordinateur. Une autre dame du groupe explique qu’elle a raté le test de français du Forem pour suivre une formation de technicienne de surface, elle se demande quel niveau de français est nécessaire pour faire un métier manuel.

Nous sommes tous les mêmes mais on n’est pas tous égaux par rapport à la lecture et l’écriture. Pourtant, on a, nous aussi, une expérience de la vie, on a des connaissances et ça aussi c’est important.

Groupe alpha 4 de la Funoc : Ammara, Bernard, Brigitte, Cindy, Fouad, Jean, Jean, Jean-Luc, Manty, Maria, Maryse, Mélissa, Moïse, Pascal, Yvette


Version imprimable de cet article Version imprimable Réagir

Dans la même rubrique

L’alphabétisation, préoccupation mondiale
L’alphabétisation, préoccupation mondiale
Le 6 octobre 2017
Chaque année, partout dans le monde, on célèbre, le 8 septembre, la journée de lutte contre...
Questions de temps
Questions de temps
Le 15 septembre 2017
« A votre avis, combien de temps nous faudra-t-il pour apprendre à lire et à écrire ? ». Formatrice...
L’éducation numérique
L’éducation numérique
Le 8 octobre 2017
Dans notre vie quotidienne, les « machines » sont de plus en plus présentes. Cette révolution...
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’alpha
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’alpha
Le 6 octobre 2017
Qui sont les analphabètes ? Combien y-en-a-t-il en Belgique ? Comment peut-on repérer qu’une...

Un message ?


Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Sondage


Vous pensez que Mai 68

Clôture du précédent sondage "En Belgique, les femmes subissent plus de violences que les hommes", pour voir l'analyse cliquez ici

Newsletter

Restez informé, inscrivez-vous à notre newsletter, c'est gratuit et utile !

Facebook

L'Essentiel

Editeur responsable

19, Avenue des Alliés
6000 Charleroi
Belgique
Joëlle Van Gasse
19, avenue des Alliés
6000 Charleroi
Belgique

Rédactrice en chef : Lydia Magnoni
Secrétaire de rédaction : Thierry Verhoeven
L'ESSENTIEL L'information simple comme bonjour
Les photos et illustrations sont la propriété exclusive de leurs auteurs respectifs © Tous droits réservés.
Journalessentiel 2018 .
Squelette et Graphisme par Banlieues asbl

L'Essentiel est une production de la FUNOC.


L'Essentiel est réalisé avec l'appui du SAJ, dans le respect des droits d'auteur.


Avec le soutien de