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Une brique dans le ventre

samedi 1er novembre 2008

On le dit : « le Belge a une brique dans le ventre ». Et c’est vrai que dans notre pays, plus de 70% de la population est propriétaire de son logement. Mais on le sait aussi, depuis des années, il y a une crise du logement. Autour des villes et dans les villes où se situent 44% des logements du pays, de plus en plus de personnes ne savent plus louer ou acheter un logement décent. C’est trop cher.

Face à la crise, les pouvoirs publics (Etat fédéral, régions et communes) agissent. Mais en Wallonie, on compte officiellement 30 000 ménages en attente de logements sociaux. Comme on a toujours favorisé la propriété, il y a peu de logements sociaux à louer. Et beaucoup de ces logements sont à rénover. De 2004 à 2008, la Région wallonne a développé un plan d’un milliard d’euros pour améliorer la situation. Dans la Région de Bruxelles-capitale aussi, on fait des efforts. Mais les travaux sont énormes.

L’histoire ouvrière de Charleroi et de Liège, par exemple, fait que l’habitat est souvent vieux et ne répond plus à la vie d’aujourd’hui. Et dans une même sous-région, le logement n’a pas la même valeur : il n’a pas le même prix s’il est entouré d’usines ou de verdure. En cette période de crise économique et de chômage, de nombreux ménages ont plus de difficultés pour se loger. Avoir une brique dans le ventre, c’est bien mais c’est parfois dur à digérer.

Quel logement ?

Le logement est une charge de plus en lourde pour les familles. Selon le ministère de l’économie, les ménages qui vivent sous le seuil de pauvreté dépensent presque la moitié de leur budget (48,4%) pour l’alimentation, le loyer, le chauffage, l’éclairage et l’eau. Les ménages qui vivent au-dessus du seuil de pauvreté y consacrent un peu plus d’un tiers de leur budget (36,1%).

En 2004, en Belgique, une enquête a montré que presque 1 personne sur 4 vit dans un logement où il y a un problème : humidité, manque de confort minimum, manque de d’espace minimum, etc.

Et 18% de la population vivent dans un logement qui peut créer un problème de santé : toit qui fuit, pas de chauffage correct, moisissure et humidité, portes et fenêtres pourries, etc.

Ce sont évidemment les personnes qui ont les revenus les plus bas qui vivent le plus ces problèmes. Si l’on regarde les tendances générales : le logement est cher.

Le logement est de mauvaise qualité. Les pouvoirs se soucient de ce problème.

Le logement est une compétence régionale. Et les Régions, depuis plusieurs années, essaient d’améliorer le logement. Elles rénovent ou construisent des logements sociaux. Elles accordent des primes en tout genre genre le masculin et le féminin pour les locataires et pour les propriétaires qui veulent améliorer leur logement et économiser l’énergie, …

Au niveau fédéral, dans le plan de lutte contre la pauvreté, le droit au logement décent est une des priorités. Des lois garantissent plus de droits ou de facilités au locataire. Mais le travail est immense.

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