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Un socialiste au FMI

Brève

lundi 1er octobre 2007

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Le socialiste français, Dominique Strauss-Kahn vient d’être élu directeur général du Fonds monétaire international. Diable! Un socialiste, un homme de gauche, à la tête d’une des plus célèbres organisations financières internationales.

Dominique Strauss-Kahn voulait être le candidat du Parti Socialiste aux élections présidentielles. Mais c’est Ségolène Royal qui a été choisie par les membres du PS. Dès le soir de la défaite de Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn s’est présenté comme l’homme du renouveau. Il a laissé entendre qu’il serait candidat aux prochaines élections présidentielles françaises de...2012. Face à la crise du PS, il quitte la direction du parti. Il est réélu député en juin 2007. Mais un boulot de député ne suffit pas à cet homme brillant. C’est le 1er ministre luxembourgeois, ami de Strauss-Kahn, qui lui propose d’être candidat à la direction du FMI. Strauss-Kahn reçoit l’appui de Sarkozy. Sarkozy montre ainsi, une nouvelle fois, son ouverture. Et en même temps, il écarte un adversaire possible.

Strauss-Kahn reçoit aussi le soutien de l’Union européenne. Cela tombe bien. Les règles du FMI prévoient que c’est un Européen qui doit prendre la direction. De la même manière, la direction de la Banque mondiale revient à un Américain. Strauss-Kahn est donc élu très facilement le 28 septembre, directeur général de cette grande institution financière mondiale. Mais une institution financière mondiale qui n’est plus ce qu’elle était.

Le FMI et la Banque mondiale ont été créés après la 2e guerre mondiale. Le FMI a été créé juste pour contrôler le système des monnaies dans le monde. Dans les années 1970, il change de mission. Le FMI prête alors de l’argent aux pays en développement. En échange, ces pays doivent faire la politique économique voulue par le FMI. C’est ce que l’on appelle les « plans structurels». Dans les années 1980 et 1990, beaucoup d’associations de gauche et d’Organisations non gouvernementales dénoncent la politique du FMI comme ultralibérale. Et cette politique a provoqué de graves crises dans des pays comme l’Argentine, par exemple. D’ailleurs, aujourd’hui, les pays préfèrent emprunter de l’argent à la Chine ou au Venezuela. Le FMI est donc en crise. On lui reproche son manque de transparence. Son organisation ne répond plus au monde actuel : les pays riches ont beaucoup plus de voix que les autres. Dominique Strauss-Kahn dit qu’il est prêt à changer les règles du FMI  pour aller vers un fonctionnement plus démocratique. Le pourra-t-il ?

Le député socialiste français, Henri Emmanuelli a déclaré : « Je m’interroge sur la possibilité pour un socialiste, compte tenu de ce qu’est le FMI, de ce qu’est sa politique, de s’épanouir à la tête de cette institution qui, aujourd’hui est quand même un petit peu à la marge, après quelques exploits, en Amérique du Sud et en Asie. » D’autres s’interrogent sur la durée du mandat de Dominique Strauss-Kahn. Il a promis de rester au moins 5 ans. Mais n’aura-t-il pas envie de revenir à la vie politique française pour préparer les élections à la présidence de la République de 2012 ?

Site officiel du FMI :
http://www.imf.org/external/french/index.htm
Critique du FMI et de sa politique sur le site d’ATTAC : http://www.france.attac.org/spip.php?article1935

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