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Tout va à vau-l’eau à Tuvalu

samedi 1er mars 2008

« Les Derniers jours de Tuvalu » est un documentaire réalisé par Frédéric Castaigne. Il montre comment le réchauffement climatique et la fonte des glaces détruisent peu à peu un minuscule bout de paradis.

Tuvalu n’est qu’un exemple parmi d’autres. Un exemple de petit Etat qui subit la politique de croissance de nos pays développés. En effet, cette petite île perdue au nord-est de l’Australie disparaît lentement.

Un satellite, qui mesure la montée des eaux, a décelé que le niveau de la mer y avait augmenté de vingt centimètres au cours du dernier siècle. Pourquoi ? Parce que des pays, comme l’Australie ou les USA, émettent beaucoup de gaz à effet de serre. Ces gaz augmentent la température terrestre et cela fait fondre des glaciers.

Un climat déréglé

A Tuvalu, les raz-de-marée sont fréquents, surtout en mars et en février. Mais le service de météorologie de l’île note qu’ils se sont aggravés ces dernières années.

Et Tuvalu a aussi d’autres problèmes liés au climat. La température des océans augmente. Les coraux meurent et deviennent poreux. Alors, l’eau de mer s’infiltre dans les nappes d’eau douces à l’intérieur des terres. Et celles-ci deviennent moins fertiles. L’agriculture est en plein déclin. Les jeunes préfèrent quitter l’île pour tenter leur chance dans les grands états voisins. Tuvalu importe de plus en plus d’aliments. Les habitants de Tuvalu ne sont pourtant pas vraiment conscients du danger qui les menace. Ils sont en majorité chrétiens. Ils pensent que Dieu les sauvera du déluge. Comme il l’a fait pour Noé dans la Bible. Les scientifiques, eux, s’inquiétent pour Tuvalu. Ils cherchent des solutions possibles aux problèmes de l’île.

Des solutions pour l’avenir

La vraie solution serait de convaincre les Etats qui polluent le plus de ratifier et de respecter le protocole de Kyoto. Une solution plus immédiate serait de construire une digue. Mais où trouver l’argent pour la construire ? Tuvalu a un PIB de vingt millions de dollars. Elle ne peut pas mener seule un tel projet.

Le réalisateur du documentaire appelle les USA et l’Australie à payer une partie de cette digue. Participer à la survie de Tuvalu ne serait vraiment qu’une modeste réparation des dégâts causés depuis des années. Cela permettrait d’éviter que les habitants de Tuvalu ne soient bientôt des réfugiés climatiques.

Ce reportage montre que le problème posé par l’environnement est complexe. Ainsi, beaucoup de gens se rassurent en se disant que les catastrophes arriveront quand ils ne seront plus de ce monde. Mais comme le dit justement l’un des intervenants du documentaire : « cela ne nous concernera pas, ça concerne nos enfants, il faut penser à leur avenir ».

Thomas Delescaille

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