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Quelques mots de la Grande Guerre

mardi 2 décembre 2014

Grande guerre : On a appelé la guerre 1914-1918 « Grande guerre » parce qu’on n’avait jamais vu une guerre pareille. Pour la première fois, une guerre se déroulait sur tous les continents en même temps : en Europe, surtout mais aussi en Asie, en Océanie et en Afrique. Plus de 60 millions de soldats ont participé à cette guerre. Cette guerre a détruit plus que toute autre guerre avant elle. Pendant les 4 ans de cette guerre, plus de 9 millions de personnes sont mortes, 20 millions ont été blessées. Cette guerre a fait 9 millions d’orphelins !

"Der des ders der des ders dernière des dernières, peut s’écrire aussi "der des der" sans "s" " : On a appelé la guerre 14-18, la "der des ders" : la dernière des dernières guerres. En 1918, chacun espérait que plus jamais, il n’y aurait une telle guerre. 100 ans après, on sait que cette guerre n’a, hélas, pas été la dernière.

Poilu : « Poilu » est le surnom que l’on donne aux combattants de la Guerre 14-18. Le poilu, c’est le soldat viril, qui combat, contrairement à « l’embusqué », qui reste chez lui. Certains disent aussi que le surnom de poilu vient des conditions de vie des soldats dans les tranchées. Les soldats laissaient pousser leur barbe et leur moustache et paraissaient donc tous « poilus ». Le dernier combattant de la guerre 14-18, le dernier « Poilu » était Lazare Ponticelli. Il est mort le 12 mars 2008 à 110 ans.

Tranchée : On a aussi appelé la guerre 14-18, guerre des tranchées. Une tranchée, c’est un trou dans la terre, consolidé par des sacs de sable et des branches. Les combattants s’abritaient dans ces trous pour se protéger des tirs et des bombardements. Les tranchées de guerre étaient étroites, boueuses et humides. Durant la Première Guerre mondiale, les Allemands et les Français n’ont pas réussi à avancer pendant un long moment. Les tranchées des deux camps se faisaient face le long du front. Les soldats restaient dans les tranchées. Ils vivaient, dormaient et mangeaient dans la boue, le froid, au milieu des rats. Ils s’abritaient et attendaient de se battre. La zone entre les deux tranchées, protégée par des fils barbelés, s’appelait le « No man’s land ». Une expression anglaise qui veut dire « terre sans hommes ».

Gaz moutarde : Pendant la Première guerre mondiale, à côté des armes traditionnelles, on a aussi utilisé des armes chimiques : des gaz de combat. Par exemple, le chlore ou encore le gaz lacrymogène et… le gaz moutarde. On l’appelle ainsi parce qu’il sent la moutarde, l’ail ou le raifort. On appelle aussi parfois ce gaz : ypérite. Il aurait en effet été utilisé au combat pour la première fois en avril dans la ville flamande d’Ypres (Ieper, en flamand). Le gaz moutarde créait de très graves blessures. Il traversait les vêtements, les bottes et même les masques des soldats. Et il brûlait les yeux, la peau et les poumons.

Pigeon voyageur : Pendant une guerre, c’est important de communiquer. Et il y a 100 ans, il n’y avait ni internet ni téléphone portable. Pour communiquer en 14-18, on s’est donc beaucoup servi de pigeons voyageurs. Les soldats lâchaient ces pigeons … avec un message à la patte ! Grâce à ces pigeons voyageurs, l’armée pouvait envoyer et recevoir des informations très vite et très loin. Car les pigeons peuvent voler jusqu’à 120 km/h. Ces pigeons ont aussi servi à espionner l’ennemi. On les équipait d’un appareil photo minuscule qui se déclenchait automatiquement quand ils passaient au-dessus des camps ennemis. Les pigeons voyageurs ont joué un rôle très important pendant la Première Guerre mondiale. En 1918, grâce à un message qu’il transportait « Cher Ami », un pigeon voyageur a sauvé 194 soldats américains. Alors qu’il avait été blessé par les Allemands à l’œil, à la poitrine et à la patte. Après la guerre, ce pigeon a même reçu une médaille !

L’armistice de 1918 :Un armistice c’est quand les pays en guerre signent un accord pour arrêter les combats. En 1918, il y a eu le cessez-le-feu, le 11 novembre à 11 heures du matin. C’est l’armistice de 1918. Il marque la victoire totale des Alliés Alliés Les pays qui se sont mis ensemble pour combattre l’Allemagne sur l’Allemagne.

Gueules cassées : Les "Gueules Cassées" sont des survivants de la Première Guerre mondiale défigurés au combat. Ils ont choisi eux-mêmes de s’appeler ainsi. Ces hommes jeunes parfois complètement défigurés, avaient honte de se montrer. Ils ne savaient pas où aller. Ils n’avaient plus de travail et rien n’avait été prévu pour eux. Même pas une maison privée entre deux opérations pour se refaire du visage. Même pas de pension. Car à cette époque, être blessé au visage ne donnait pas droit à une pension d’invalidité. Ces blessés ne pouvaient pourtant plus avoir une vie normale à cause de leurs blessures horribles au visage. On les appelait aussi les baveux, les fendus, les trous à viande, ou encore les "y a plus rien".
Trois de ces anciens blessés soignés au Val de Grâce dans le « Service des baveux » ont fondé l’association des Gueules cassées. Leur devise :" Sourire quand même ". Cette association, reconnue d’utilité publique, aide aujourd’hui encore des blessés d’autres guerres ou encore des blessés de la vie…

Soldat inconnu : Après la Première Guerre mondiale, est née la tradition du Soldat inconnu. L’idée est de choisir les restes d’un soldat tué au combat et dont on ne connaît pas le nom et parfois même pas la nationalité. Ce soldat inconnu représente tous les morts de la guerre. On l’enterre dans une tombe particulière. Les gouvernants déposent des fleurs et honorent cette tombe à chaque anniversaire de l’armistice. Cette tradition du soldat inconnu existe dans de nombreux pays.

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