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A Bruxelles, le 29 septembre, 70 000 personnes ont manifesté contre les mesures antisociales du gouvernement. C'est un succès pour les 3 grands syndicats qui appelaient à manifester. L'un de ces syndicats publie une étude sur l'état de la société en Belgique. L'étude montre que le pouvoir d'achat est en baisse et que les inégalités sont en hausse.

Pouvoir d’achat en baisse, inégalités en hausse

Thierry Verhoeven

vendredi 30 septembre 2016

En Belgique, le pouvoir d’achat de la population est redescendu au niveau de 2006. Le risque de pauvreté n’a jamais été aussi élevé. La qualité de vie est moins bonne. Mais pas pour tout le monde… En 2016, les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres. Les entreprises et les patrons se portent bien. Par contre, les travailleurs et les chômeurs vivent de plus en plus mal. Bref, les inégalités sont de plus en plus fortes.

C’est en tout cas ce que dit le syndicat FGTB. La FGTB sort une étude sur l’état social et économique de la Belgique. La FGTB sort une série de chiffres qui montrent la pauvreté en Belgique, les inégalités à l’école et dans d’autres domaines de la vie. La FGTb veut aussi souligner que la pauvreté et les inégalités ne tombent pas du ciel. C’est le résultat des politiques de ces dernières années. Et les décisions du gouvernement de Charles Michel, au pouvoir depuis 2 ans, aggravent encore la pauvreté et les inégalités.

Pays riche, peuple pauvre

La Belgique est un pays riche. Si l’on divise la richesse produite pendant un an par le nombre d’habitants, on arrive à environ 40 000 euros. En moyenne, un habitant de Belgique a un revenu de 40 000 euros par an. C’est la moyenne. Dans la réalité, les inégalités sont très fortes. Les 20% des ménages les plus riches touchent 52% du total des revenus du pays. Par contre, les 20% des ménages les plus pauvres touchent seulement 3,5% du total des revenus du pays.
Et maintenant, comparons plus seulement les revenus mais l’ensemble des richesses et des biens (par exemple, argent placé en banque, maison), ce que l’on appelle le « patrimoine » . Les inégalités sont plus fortes encore. Les 20% des ménages les plus riches possèdent 61,2% du patrimoine total. Par contre, les 20% des ménages les plus pauvres possèdent seulement 0,2% du patrimoine total !

On ne découvre pas les inégalités et la pauvreté en Belgique. Beaucoup d’associations luttent contre la pauvreté. Elles connaissent bien la situation des pauvres et des gens qui risquent de devenir pauvres. Il y a les chômeurs, les personnes au CPAS, les travailleurs à temps partiel, les immigrés surtout hors Union européenne, les mères qui vivent seules avec leur(s) enfant(s). Presque 1 habitant sur 7 en Belgique est pauvre. La situation n’est pas nouvelle et elle s’aggrave. On sait que la pauvreté et les inégalités ne tombent pas du ciel. Depuis des années, les responsables politiques et les gouvernements disent qu’ils veulent lutter contre la pauvreté. Pourtant, les politiques menées ne vont pas toujours dans ce sens.
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Au contraire, ce que font les gouvernements augmente parfois le risque de pauvreté de la population et les inégalités. C’est en tout cas ce que dit la FGTB. Et elle fait surtout ce reproche au gouvernement actuel, au pouvoir depuis 2 ans : le gouvernement de Charles Michel.

Le gouvernement responsable

Selon la FGTB, le gouvernement de Charles Michel fait une politique qui favorise les plus riches et les entreprises, pas les travailleurs et les allocataires sociaux. Il faut dire que si on regarde les impôts payés, on ne peut qu’être d’accord avec la FGTB.

On voit qu’il vaut mieux être actionnaire d’une entreprise ou vivre de son argent placé (le rentier) que de vivre simplement de son travail. Et les entreprises donnent de plus en plus d’argent à leurs actionnaires alors que les salaires des travailleurs sont bloqués. Le gouvernement accorde aussi beaucoup d’avantages aux entreprises. Chaque année, les entreprises bénéficient de réductions d’impôt et de cotisations sociales de 11 milliards d’euros.

Faire autrement

L’étude de la FGTB montre que notre société va mal. De plus en plus de gens ne peuvent pas vivre décemment. Celles et ceux qui travaillent ont souvent un emploi qui ne leur permet pas de bien vivre. Le manque d’argent pour l’école, les transports en commun ou encore la sécurité sociale n’assurent pas un bon vivre ensemble dans notre société. Notre environnement et notre qualité de vie se dégradent.
La FGTB rappelle que l’équilibre du contrat social fait après 1945 n’est plus respecté. Quel était cet équlibre ? Le partage des richesses produites devait être, au moins en partie, équilibré. C’est-à-dire que les patrons recevaient une partie des richesses et les travailleurs en recevaient une autre partie, suffisante pour vivre correctement. L’État garantissait cet équilibre. Ce n’est plus le cas dit la FGTB. Ce n’est plus le cas depuis 30 ans, pourrait-on ajouter.

L’étude de la FGTB

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