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Pour que l’emploi soit intégration et bien-être

dimanche 1er mars 2009

Le marché du travail reste un marché où il y a peu d’offres et beaucoup de demandes. Des hommes politiques, des associations, des entrepreneurs essaient de créer de l’emploi et de favoriser le retour à l’emploi. Le défi est permanent et énorme. Il est encore plus important en cette période de crise financière.

Au-delà de la souffrance des personnes sans emploi, le chômage est un grand défi de cohésion sociale. Et les personnes les plus pauvres sont encore plus éloignées que les autres du marché du travail. Leur parcours d’insertion sociale et professionnelle est souvent long et semé de difficultés. En plus, avoir un emploi ne protège pas toujours contre la pauvreté.

Augmenter les salaires !

Avec un salaire minimum qui n’est pas assez élevé, avec les contrats « sous-statuts » comme l’on dit, genre interim, il arrive qu’on gagne moins en travaillant qu’en touchant une indemnité ou une allocation. C’est ce qu’on appelle des pièges à l’emploi. Depuis plusieurs années déjà, le gouvernement augmente le salaire « poche » surtout pour les bas salaires. Cela permet d’augmenter la différence entre salaire et allocations sociales.
Mais les personnes sans emploi peuvent bénéficier d’avantages qu’elles perdent dès qu’elles trouvent un boulot. Et plus on a un niveau d’éducation faible, plus on a de risque de devenir un travailleur pauvre. L’idée du Plan est de diminuer petit à petit les compléments lorsqu’on retrouve un emploi. Cela ne serait plus tout ou rien, du jour au lendemain parce qu’on retrouve un emploi. Ainsi, depuis 2007, les personnes sans-emploi qui touchent un complément d’allocations familiales ne le perdent plus d’un seul coup. Le complément diminue progressivement. Et on retrouve le montant normal deux ans après.

Mieux activer

Dans la lutte contre le chômage, l’activation des allocations sociales et des bénéficiaires est un des mots d’ordre du gouvernement depuis plusieurs années. Dans le Plan, on veut mieux activer. Les CPAS seront encouragés à utiliser les « Article 60 ».

Le Plan constate que ce sont les personnes les plus fragilisées et les moins qualifiées qui risquent le plus d’être sanctionnées par l’ONEM parce qu’elles ne respectent pas bien ou ne comprennent pas toujours les règles d’activation. Dans la foulée, le Plan constate aussi que 48% des exclus de l’ONEM touchent des chefs de famille. Ce ne sont donc pas des individus qui sont sanctionnés mais des familles entières. Les « facilitateurs » de l’ONEM seront donc mieux sensibilisés aux réalités de la pauvreté. On essaiera aussi de mieux informer le public peu qualifié, qui ne sait ni lire ni écrire couramment. Déjà sans emploi, on ne peut pas accepter que ces personnes paient une deuxième fois en étant sanctionné parce qu’elles ne comprennent pas une convocation.

Mieux former

Tout le monde doit être mieux formé. Les personnes qui sont chargées de l’insertion et de la formation professionnelle des personnes précarisées. Et évidemment, les personnes démunies elles-mêmes. Il faut leur donner une formation qui tienne compte de leur vécu, de leur besoin de resocialisation avec toutes les difficultés que cela peut représenter. Car comme la lutte contre le chômage de masse, la formation est aussi un défi énorme. Le baromètre de la pauvreté relève que 13,8% des jeunes entre 18 et 24 ans ne suivent plus d’enseignement et ont obtenu au maximum un diplôme de secondaire inférieur.

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