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Régulièrement, les syndicats et les travailleurs manifestent pour que l’Europe soit plus sociale. Et le 4 avril, à Bruxelles, ils ont manifesté pour l’emploi et contre l’austérité en Europe. Ils ont rappelé aux députés européens qu’une grande partie de la population vit la crise. Ils ont aussi voulu leur dire qu’il est possible de faire une autre politique.

Pour l’avenir des jeunes et de l’Europe

Thierry Verhoeven

dimanche 11 mai 2014

Le 4 avril, 40 000 travailleurs avec ou sans emploi ont manifesté contre l’Europe de l’austérité à l’appel de la Confédération européenne des syndicats (CES). La CES regroupe 85 organisations syndicales de 36 pays européens et 10 fédérations syndicales. Dans la manifestation, les syndicalistes de Belgique étaient bien sûr les plus nombreux. Mais ils n’étaient pas seuls. Il y avait aussi des syndicalistes de Hongrie, de Slovénie, d’Italie, d’Espagne, de France, des Pays-Bas, du Danemark, ... La manifestation s’est faite quelques semaines avant un grand rendez-vous européen : les élections des députés au Parlement européen. A lire le tract syndical, les syndicats ont beaucoup de chose à dire et à reprocher « à l’Europe ».

Stop au chômage et aux contrats précaires

Les syndicats demandent à l’Europe de lutter contre le chômage. Pour les syndicats, beaucoup de lois nationales et européennes attaquent les droits des chômeurs mais ne s’attaquent pas au chômage. Dans l’Union européenne, il y a officiellement 26 millions de chômeurs et 5, 4 millions de chômeurs ont moins de 25 ans. Fin 2013, l’Union a voté un plan d’aide aux jeunes chômeurs pour les remettre à l’emploi. Un plan de 8 milliards d’euros maximum. Si on fait le compte, cela fait environ 1 500 euros pour aider chaque jeune par une orientation, une formation, etc. Bref, c’est pas grand-chose. Et pour celles et ceux qui ont un emploi, ce n’est pas beaucoup mieux. Il y a beaucoup de contrats à durée déterminée. Il y a les « mini jobs ». Ce sont des personnes qui ont un travail mais qui gagnent tellement peu qu’on les appellent les travailleurs pauvres. Pour les syndicats, il faut arrêter tous ces contrats précaires. Et il faut relancer l’économie. Comment ? En développant les services publics : par exemple, il faut plus de bus, plus de trains. Il faut aussi mettre de l’argent dans une industrie qui crée de vrais emplois et qui respecte l’environnement.

Stop au « dumping social »

Les syndicats demandent aussi la fin du « dumping social ». Le « dumping « social », c’est quand les patrons s’arrangent pour engager des travailleurs à un salaire plus bas que le salaire normal. Il y a notamment les travailleurs détachés. Un ouvrier roumain, allemand, néerlandais va faire un travail pour l’entreprise dans un autre pays mais il est payé moins qu’un ouvrier du pays où il fait le travail. Les syndicats veulent que cela cesse. Au-delà, ils réclament une vraie Europe sociale avec un salaire minimum et une protection sociale minimum dans tous les pays de l’Union européenne.

Stop à la pauvreté et aux inégalités

Les syndicats veulent améliorer la situation des chômeurs et des travailleurs et aussi de celles et ceux qui sont les plus pauvres et les plus exclus. Ils demandent une sécurité sociale plus forte pour protéger les plus faibles. Ils demandent un changement des taxes et des impôts : aller chercher l’argent de la spéculation financière pour développer l’aide sociale à la population.

Stop au laisser-faire

Les syndicats demandent à l’Union européenne de mettre des règles aux accords commerciaux avec les autres pays du monde. Les marchandises vendues dans les pays de l’Union européenne ne doivent plus être fabriquées par des travailleurs sous payés et sans droits et dans des conditions qui polluent l’environnement. Il faut mettre des règles sociales et d’environnement à nos accords commerciaux.

Place aux jeunes

Pour bien montrer que les syndicats veulent un autre avenir pour l’Europe, ce sont les jeunes qui ont ouvert le cortège de la manifestation. « Un pays qui tire sur sa jeunesse n’a pas d’avenir », disait le président français Mitterrand après de violentes émeutes en Chine. A Bruxelles, les syndicats ont voulu dire : une Europe qui n’offre à ses jeunes que le chômage et qui les prive d’espoir d’une société meilleure n’a pas d’avenir.

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