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132 morts et 349 blessés. Ce vendredi 13 décembre, Paris a connu la plus grave attaque terroriste de son histoire. La France est sous le choc. Le président français appelle au calme et à l’unité du pays. Il a déclaré l'état d'urgence et un deuil national de 3 jours. En France et partout dans le monde, chacun exprime à sa manière sa solidarité avec les victimes et avec la France.

Paris et la terreur

Lydia Magnoni

dimanche 15 novembre 2015

C’est la deuxième fois cette année que Paris, la capitale française est touchée par des attentats. Le 7 janvier 2015, trois terroristes islamistes avaient commis plusieurs attentats : contre Charlie Hebdo, un journal satirique et contre un hypermarché kacher, fréquenté par de nombreux juifs. Dix-sept personnes ont été tuées et leurs trois assassins abattus par la police.

Qu’est ce qui s’est passé ?

Ce vendredi 13 novembre, trois groupes armés ont frappé en même temps en six endroits de Paris et Saint-Denis.

Tout a commencé à 21h 20 près du stade de France. Pendant le match amical Belgique-Allemagne, on entend une première explosion. Près du stade, il y aura encore deux autres explosions, à 21h30 et à 21h53. Trois kamikazes se sont fait exploser. Un passant a été tué. Les responsables du stade laissent jouer le match et n’avertissent le public qu’à la fin pour éviter la panique. Le Président François Hollande sera évacué en hélicoptère à la mi-temps.

Au même moment, à 21h 30, des hommes armés, descendus d’une Seat noire tirent sur des personnes attablées aux terrasses de deux bars restaurants du 10e arrondissement de Paris : le Carillon et le petit Cambodge.
Bilan : 15 morts et dix blessés graves.

21h30, trois hommes armés entrent dans le Bataclan. Un groupe californien de hard rock, Les "Eagles Of Death Metal", y donne un concert devant 1 500 personnes. Le concert est commencé depuis ¾ d’heure.
Les 3 tireurs tirent sur les spectateurs pendant de longues minutes. Ils parlent de venger leurs frères de Syrie et d’Irak. Certains spectateurs parviennent à s’enfuir. Pendant 3 heures, les 3 tireurs gardent les spectateurs en otage. Les policiers donnent finalement l’assaut. Bilan 89 morts. Les 3 terroristes sont morts dans l’attaque. Deux d’entre eux ont actionné leur ceinture d’explosifs.

21h36, près de la place de la République, des hommes armés se déplacent entre la rue de la Fontaine-au-roi et la rue du faubourg du Temple, dans le 11eme arrondissement. Au niveau du bar "A la bonne bière", ils "tirent à vue" à la kalachnikov. Cinq personnes sont abattues.

21h40. Rue de Charonne, au restaurant La Belle Equipe, toujours dans le 11eme arrondissement de Paris , même type d’attaques : 19 morts.
Boulevard Voltaire, un kamikaze se fait exploser en terrasse du Comptoir Voltaire. Une personne est gravement blessée.

Qui a commis ces attentats ?

Daech, le groupe Etat islamique, a revendiqué ces attentats dans un communiqué. Il y parle de "huit frères combattants".
L’enquête sur les auteurs des attentats est encore en cours mais on a déjà des informations sur certains des tireurs.
Sept des auteurs des attentats se sont fait sauter avec leur gilet explosif. On a pu identifier l’un d’eux, Ismaël Omar Mostefaï, un français qui s’est radicalisé après un voyage en Syrie. On a aussi identifié les kamikazes qui se sont fait sauter près du Stade de France et boulevard Voltaire.
On parle aussi de deux frères français qui résident à Molenbeek-Saint-Jean en Belgique. L’un d’entre eux était le kamikaze qui s’est fait exploser sur le boulevard Voltaire. Le deuxième frère est activement recherché.
Ces deux frères apparaissent sur les contrats de location de deux véhicules immatriculées en Belgique qui ont été utilisées lors des attaques. Ces deux voitures ont été retrouvées après les attentats : une Volkswagen Polo, devant le Bataclan et une Seat Leon, à Montreuil avec trois kalachnikovs à bord.

Pourquoi ces attentats ?

Cette fois, ce qui était visé, c’est le mode de vie occidental. Les victimes touchées étaient des personnes de toutes origines. Elles assistaient à un match, buvaient un verre, mangeaient un bout entre amis, ou encore assistaient à un concert.
Le but de Daech est d’effrayer et de diviser la société française.
Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg affirme : « Les attentats de Paris ne sont pas une lutte entre l’Occident et l’islam, mais plutôt une lutte entre extrémistes et partisans de valeurs démocratiques »
Et il ajoute : "les partisans de la démocratie finiront par remporter le combat parce qu’ils ont des valeurs plus élevées. L’important maintenant c’est de souligner combien nous condamnons les atrocités et les attaques dont ont été victimes des gens innocents à Paris la nuit dernière", a insisté M. Stoltenberg.
Car le but recherché de ces attentats est d’attiser la haine entre les communautés qui forment la société française. Le but est de diviser profondément les sociétés occidentales. En France, et dans les autres pays occidentaux. Il est fondamental de ne pas les laisser faire.

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