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Mais pourquoi on s’énerve ?

jeudi 1er novembre 2007

Il y a, au Nord et au Sud, des manières parfois bien différentes de voir les choses. Il y a des différences qui peuvent faire sourire, mais il y a aussi des différences qui énervent... Séquence poil à gratter...

Le Gordel

« Gordel » signifie ceinture en flamand. C’est aussi le nom d’une balade à pied et en vélo de 100 km autour de Bruxelles. Un événement sportif familial, mais aussi politique. C’est un groupe flamingant qui a créé le Gordel en 1981. Cette année-là, le Gordel est parti de la commune à facilités de Rhode-Saint-Genèse, le 27 septembre, le jour de la fête de la Communauté française 1981. Depuis, il a lieu tous les premiers dimanches de septembre. Il a l’appui des autorités flamandes. Chaque année, entre 80 000 et 100 000 personnes font à vélo ou à pied, le tour de Bruxelles. Il y a là des gens ordinaires. Mais il y a aussi des flamingants et des hommes politiques. Le parcours du Gordel suit la limite des 19 communes de Bruxelles. Le Gordel traverse des communes de la périphérie où il y a beaucoup de francophones. Sur le parcours du Gordel, on peut lire des expressions comme : « Respecte le caractère flamand de ma commune » Ou encore « Dilbeek, où les Flamands sont chez eux ». Bruxelles est une Région bilingue, à majorité francophone. Mais, depuis 1963, les communes qui entourent Bruxelles sont en Région flamande. Les Flamands veulent éviter que de plus en plus de francophones ne s’installent dans ces communes autour de Bruxelles, en Région flamande. Chaque année, on essaie de saboter Gordel. Une année, on a dû enlever des clous du parcours. Une autre, on a changé la direction des panneaux indicateurs.

Les graffiti sur les inscriptions en français

Au nord du pays, il y a une idée bien répandue. « Une langue, un territoire, un peuple. » Les Flamands rappellent donc souvent qu’en Flandre, on ne parle que flamand. Ainsi, un chauffeur de bus qui faisait la navette entre la Flandre et la Région bilingue de Bruxelles-Capitale a été sanctionné, parce qu’il avait oublié de changer l’inscription de sa destination dans les deux langues. Alors qu’il circulait en territoire flamand.

Pour beaucoup de Flamands, le français reste la langue des dominateurs, des « fransquillons ». Il est bien difficile de trouver des pancartes bilingues intactes. Les inscriptions en français sont griffonnées, illisibles. Et que les touristes se débrouillent. Tant pis s’ils ignorent que Rijsel veut dire Lille et que Bergen et Mons, c’est pareil.

Les Fourons

Avant 1963, Fourons faisait partie de la province de Liège. Quand la frontière linguistique est devenue définitive, Fourons a été rattachée à la province flamande du Limbourg. Pourtant, la majorité de ses habitants voulaient rester dans la province de Liège. Fourons est alors devenu une commune à facilités. Au Conseil communal, il y avait autrefois une majorité francophone. Cela créait des problèmes avec la Région flamande.
Souvent les dimanches, des « promenades » étaient organisées à Fourons. Il y a eu pas mal de violences entre des francophones et des militants flamingants d’extrême droite. De plus des policiers flamands faisaient le service d’ordre. Ils n’étaient pas vraiment tendres avec les francophones. Les Fourons ont énervé pas mal des deux côtés de la frontière linguistique. Ils ont même causé la chute d’un gouvernement.

 

 

1 Message

  • 16 décembre 2007 10:09, par jacobs

    En tout cas ,c est énervant et moi je sais pourquoi je me mets en colère ,je le sais même un peu trop et ce n est pas bon pour la santé et je continue quand même ,c est un suicide par la colère que je suis en train de commettre .
    Et si je me retirais dans un couvent ..

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