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« Les travailleurs ne vont pas continuer à payer la note ! », « Les travailleurs en ont assez d’être les dindons de la farce ! » Voilà ce que disent haut et fort les syndicats. Pour eux, il faut augmenter les salaires et les allocations sociales. Déjà touchée par le chômage et la perte de pouvoir d’achat, la population ne doit pas payer une deuxième fois la crise. Les syndicats veulent que le gouvernement lutte contre les inégalités et la pauvreté et relance vraiment l’économie. Pour se faire entendre, les syndicats appellent à manifester à Bruxelles, jeudi 21 février.

Les syndicats dans la rue

lundi 18 février 2013

Les syndicats, les patrons et le gouvernement sont en train de négocier les salaires et les conditions de travail pour 2013 et 2014. C’est ce que l’on appelle l’accord « interprofessionnel ». Cet accord est interprofessionnel parce qu’il concerne toutes les professions. En fait, il concerne les 2 600 000 travailleurs des entreprises privées. Les syndicats ne sont pas satisfaits des négociations négociations discussions pour arriver à un accord . Ils mettent en cause le gouvernement. Ils disent que le gouvernement n’écoute pas assez leurs demandes. Et que, par contre, le gouvernement accepte trop facilement les demandes des patrons. Dans les négociations, il y a aussi des mesures importantes qui touchent l’ensemble de la population. Et pour les syndicats, le gouvernement ne fait pas une bonne politique.

Plus flexibles ? Quelles limites ?

Dans les négociations, il y a ce qui touche directement les conditions de travail.
La flexibilité, par exemple. Les patrons et les syndicats ont négocié une plus grande flexibilité du travail. Cela veut dire, entre autres, des horaires de travail plus souples et plus d’heures supplémentaires. Pour les syndicats, et surtout pour la FGTB FGTB Fédération Générale des Travailleurs de Belgique, plutôt socialiste. Sa couleur : le rouge. , le gouvernement ne prévoit pas assez de lois pour contrôler la flexibilité. Autrement dit, pour éviter que les patrons n’abusent en la matière. Mais ce ne sont pas les seules choses qui fâchent les syndicats. Dans les négociations, il y a aussi ce qui touche aux salaires et au pouvoir d’achat de la population.

Salaires bloqués ? Qui décide ?

Le gouvernement a décidé de bloquer les salaires. Les salaires augmenteront seulement avec l’index index Abréviation pour "indexation", c’est-à-dire une augmentation automatique de 2% des salaires et des allocations sociales quand les prix des marchandises et des services augmentent. et les grilles de salaire. En dehors de cela, il ne peut pas y avoir d’autres augmentations. Cela veut dire que les syndicats ne pourront pas négocier des augmentations de salaire avec les patrons. Cela fâche les syndicats, et surtout la FGTB. Négocier les salaires est une des bases de la concertation sociale en Belgique. Pour les syndicats, ce n’est donc pas le gouvernement qui peut décider de bloquer les salaires.

Augmenter le salaire minimum

Un salaire minimum est garanti pour tous les travailleurs du pays, peu importe leur métier. Les syndicats veulent que ce salaire minimum augmente.

Augmenter les allocations sociales et les pensions

Les allocations sociales et les pensions n’augmentent qu’avec l’index. Les salaires augmentent donc plus vite. Pour diminuer cet écart de revenu, les syndicats demandent que les allocations sociales et les pensions augmentent. C’est ce que l’on appelle la liaison des allocations sociales au bien-être.

Préserver l’index

En Belgique, il y a ce que l’on appelle : l’indexation automatique. Comment ça marche ? On observe les prix de plusieurs centaines de produits et de services. Après des calculs compliqués, on fait une espèce de moyenne de l’augmentation des prix. Si cette moyenne dépasse 2%, les salaires, les allocations sociales et les pensions augmentent automatiquement de 2%.
Le gouvernement a décidé de changer le calcul de l’index. Avec ce calcul, une personne avec un revenu moyen perd entre 80 et 90 euros par an. C’est donc une perte de pouvoir d’achat. C’est inacceptable pour les syndicats. Selon eux, c’est pour répondre aux demandes des employeurs que le gouvernement change l’index dès 2013.

Lutter contre les inégalités et la pauvreté

La crise économique et financière touche déjà la population. Les travailleurs et les personnes qui vivent avec une allocation ne sont pas responsables de la crise. Et pourtant, pour les syndicats, c’est la population qui paie cette crise : le budget de l’Etat en déficit déficit ce qui manque pour qu’un budget soit en équilibre , un pouvoir d’achat qui diminue, un chômage qui augmente. Il y a plus d’inégalités et plus de pauvreté.
Les syndicats proposent, par exemple, un impôt plus juste : moins d’impôts pour les petits revenus et plus d’impôts pour les hauts revenus et les grosses entreprises. Ils veulent aussi de meilleurs services publics : transports, santé, … Enfin, les syndicats réclament une vraie politique de relance de l’économie et une politique qui lutte contre les inégalités et la pauvreté. Les travailleurs et la population « ne doivent pas continuer à payer la note. »

Thierry Verhoeven

concertation sociale : discussion entre patrons et syndicats pour fixer les règles du travail

2 Messages

  • Les syndicats dans la rue 19 février 2013 12:05, par Guismette

    On devrait tous être dans la rue ce 21 février. On n’avance plus : on recule.
    Tout ce que les générations passées ont gagné, on le perd... Et on en arrive à des situations désespérées. Comme ce chômeur français qui s’est immolé.
    Faut-il que des chômeurs exclus, des petits pensionnés, des travailleurs pauvres paient pour des bêtises qu’ils n’ont pas commises ? Qu’ils n’aient plus d’autre avenir que le désespoir ? Non, non et non.

  • Les syndicats dans la rue 24 février 2013 19:44, par Claude

    Faut faire une grève générale, tous ensemble, c’est comme ça qu’on changera les choses.

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