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Les Femmes en résistance

A Voir

lundi 17 mars 2008

Dans la foulée du 8 mars, Journée des femmes, la Communauté française propose 3 expositions de photos : « Femmes en Résistance ». Ces expositions peuvent être louées gratuitement par les écoles du secondaire et les associations qui travaillent avec les jeunes. Chaque exposition aborde la résistance de femmes sous la forme d’une trentaine de photographies.

Les résistantes

Ce sont les portraits d’une vingtaine de femmes. Des femmes, symboles de la résistance et du combat pour la paix. Des femmes engagées qui luttent pour une société plus juste, chacune à leur manière. Des exemples ?
Anna Politkovskaïa, journaliste russe assassinée parce qu’elle dénonçait les abus du pouvoir russe.
Mère Teresa, la « bonne sœur » indienne.
Taslima Nasreen, écrivaine du Bangladesh que les intégristes musulmans menacent pour ses écrits.
Wangari Maathai, une femme engagée pour l’émancipation des femmes au Kenya.
Rigoberta Menchu, militante du droit des femmes et des Indiens au Guatemala.
Aung San Suu Kyi, opposante politique au pouvoir militaire en Birmanie. Chacune des femmes présentées symbolise un combat : pour les droits des minorités, pour l’indépendance des peuples, pour des lois et des gouvernements plus justes. Chaque portrait est accompagné d’un panneau qui explique le combat de la femme photographiée.

A lire aussi :
Aung San Suu Kyi, La Dame continue de marcher (octobre 2007)
Guatemala, femmes victimes de violences (septembre 2007)

Respect

Cette exposition retrace le parcours du mouvement français « Ni putes ni soumises » né en 2002. Au départ, ce mouvement de femmes voulait attirer l’attention sur la condition de vie des femmes et de tous les citoyens dans les quartiers populaires victimes de la précarité et de discriminations. « Ni putes ni soumises » est devenu très célèbre. Sa première présidente, Fadela Amara est chargée de la politique de la ville dans le gouvernement français.

A lire sur les débuts de « Ni putes ni soumises » 

« Trente ans de folie »

Les « Folles de la place de Mai ». Ce sont les photos de femmes qui ont inventé un nouveau mode de lutte contre le pouvoir militaire en Argentine de 1976 à 1983. Sous la dictature, des milliers d’opposants ont disparu : des militants de gauche, des syndicalistes, des défenseurs des droits de l’homme. Pour dénoncer les disparitions de leurs enfants et exiger du pouvoir des nouvelles des disparus, tous les jeudis à 15h30, des femmes argentines manifestaient sur la place de Mai de Buenos Aires, capitale de l’Argentine. Comme le pouvoir avait interdit de stationner sur la place, elles tournaient. Et elles tournaient dans le sens inverse des aiguilles d’une montre comme pour remonter le temps. Pour rappeler ce qui s’est passé. Pour les ridiculiser, le pouvoir militaire les avait appelées « les Folles de la place de Mai ». Aujourd’hui, l’Argentine n’est plus une dictature militaire mais les « Folles de la place de mai » continuent leurs actions. Ce mouvement est très engagé dans les luttes sociales d’aujourd’hui.

Les photographies des 3 expositions ont été réalisées par le photographe Pierre-Yves Ginet et mises en scène par l’association « Femmes ici et ailleurs ». Ce sont des outils pédagogiques pour sensibiliser les jeunes de la Communauté française à la question du droit des femmes en Europe et dans le monde.

Infos
Chaque exposition thématique est facile à monter, à démonter et à transporter. Elle est également accompagnée de panneaux explicatifs et d’un guide pédagogique. Les expositions peuvent être empruntées, pour une durée d’une à trois semaines, à partir du 7 avril 2008, et ce jusqu’en mars 2010.

Contact
Mme Delphine PARYS 
Direction de l’Egalité des Chances
Ministère de la Communauté française
Tel : 02/413 32 24
Fax : 02/413 20 75
Courriel : egalite chez cfwb.be 

Site de présentation

Guide de 2 des expositions en PDF
Grandes résistantes
Mères de la place de Mai, trente ans de folie 

1 Message

  • 3 juin 2011 10:26, par veronique Guérin Belgique

    je n’ai pas vu l’expo mais j’ai acheté le livre et en commence la lecture ...Je me sens tres concernee par la violence faite aux femmes(moi-même battue et violée par mon ex-conjoint ,je fais partie d’un groupe de parole fe. battue de Namur)je voudrais temoigner encore et encore.....Nous ne sommes pourtant pas les moins bien loties...J’ai six enfants:comment les sensibiliser..
    Je suis de tout coeur avec vous et vous felicite pour votre audace
    veronique Guérin

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