Accueil > Cahiers > Philippe, le 7e (...) > Le patchwork belge


Le patchwork belge

Marie-Luce Scieur

dimanche 21 juillet 2013

Aujourd’hui, en Belgique, la différence entre Flamands et francophones divise la société belge. Mais d’autres différences ont, de tout temps, traversé la société belge.

Les piliers

Depuis le début de la Belgique, des groupes de tendances philosophiques différentes s’opposent. Au début de la Belgique, il y avait deux grands groupes : la noblesse catholique et la bourgeoisie libérale, généralement laïque, souvent même anticléricale. Puis les ouvriers se sont organisés et un troisième groupe, le mouvement socialiste est apparu. A la fin du 19e siècle, ces courants politiques ont leurs groupes d’associations. On appelle cela les piliers. En plus des partis politiques, des syndicats, des mutuelles, des associations diverses, des mouvements de jeunesse, des hôpitaux, des écoles, des universités sont créés. Cela permettait à chaque citoyen d’évoluer dans un même pilier. Les trois grands piliers sont nés des grandes questions sociales et politiques de l’histoire de la Belgique. Chaque pilier est associé à une couleur. Le pilier libéral, de droite, laïc, est bleu. Le pilier socialiste, de gauche et laïc, est rouge. Le pilier socio-chrétien, religieux et centriste, était vert mais est devenu orange. Les écologistes, nouveaux dans le paysage politique, n’ont pas vraiment de pilier. Aujourd’hui, la Belgique est moins organisée en « piliers » qu’avant. Les crises économiques, les scandales politiques, les tensions entre francophones et néerlandophones les ont peu à peu détruit. Mais les syndicats et les mutualités restent, par exemple, encore très organisés par « piliers ».

La religion

La religion catholique a influencé plus fort et plus longtemps la Flandre. La Wallonie a subi bien plus que la Flandre, l’influence de la Révolution française qui a séparé Eglise et Etat. De plus, la Wallonie abritait beaucoup d’industries. Et le socialisme, souvent anticlérical, s’y est fortement installé. Dans l’histoire de Belgique, la division sur la religion a parfois provoqué des crises politiques comme, par exemple, pour l’organisation des écoles catholiques et officielles.

Le social

La Flandre et la Wallonie ne se sont pas développées au même rythme. La Wallonie a connu une période de richesse au 19e siècle et jusque dans les années 1960. En Wallonie, il y avait l’industrie lourde : mines, sidérurgie, métallurgie, verreries, ... Il s’agissait principalement de grosses entreprises avec beaucoup d’ouvriers. Du coup, les syndicats se sont eux aussi fortement développés. Il y a donc une tradition très ouvrière en Wallonie. En Flandre, l’industrie s’est développée plus tard. Au départ, on y trouvait des industries textiles mais c’était de plus petites entreprises. On y trouve plus de petits patrons, d’agriculteurs, ...
Comme les grosses entreprises sont plus difficiles à moderniser, la Wallonie a eu plus de mal à se maintenir quand la crise économique est arrivée dans les années 1970. La Flandre, par contre, s’est modernisée à ce moment-là. On trouve donc aujourd’hui en Wallonie, une situation sociale plus délabrée qu’au nord du pays.

La langue et la culture

Une partie du pays parle le néerlandais, langue d’origine germanique, et l’autre partie parle le français, langue romane. Deux langues principales avec deux cultures. Ce sont les communautés francophone et néerlandophone, flamande. Et n’oublions pas les 80 000 habitants de langue allemande, la communauté germanophone.

3 Messages

  • Le patchwork belge 29 juillet 2013 10:59, par Jacobs Micheline

    c est joli ,c est varié ,colorié ,chaud et décoratif ,c est artisanal et cousu avec amour c est mon pays ,c est çà la Belgique Vive mon joli pays uni et intelligent !

  • Le patchwork belge 26 août 2013 13:10, par Renato

    Sacré patchwork mais le problème c’est que les coutures craquent... Les nationalistes flamands n’arrêteront jamais de demander plus de pouvoirs pour le Nord. C’est toujours comme ça quand il y a des régions plus riches et d’autres qui traversent une mauvaise passe. C’est comme chez moi en Italie, avec la "Padanie" ... La solidarité entre peuples, ce n’est pas évident...

  • Le patchwork belge 25 avril 2014 04:33, par Replicas de relojes

    El último testimonio así Replicas de relojes isocronismo de cada pieza, tomado y probados individualmente, siguiendo Replica Relojes procedimientos similares al COSC (misma norma ISO 3159). Este observatorio de Besançon es también uno de los centros de Relojes Rolex conocimientos del concurso internacional de Chronométrie, premiando cada dos años conforme a sus relojes de selección más precisas en el mundo.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles

SPIP | Squelettes & Graphisme: Banlieues | Se connecter | Suivre la vie du site RSS 2.0