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La sécurité de la naissance à la mort

Introduction

samedi 1er septembre 2007

Il faut de l’argent pour vivre. Et à moins d’être né dans une famille fortunée, pour avoir de l’argent, il faut travailler. Tout le monde ne travaille pas. Ainsi, les enfants, les personnes âgées sont trop fragiles pour travailler. Dans la vie, on peut aussi tomber malade, être handicapé. Ou ne pas trouver de travail… C’est pour tout cela qu’il y a la sécurité sociale.

Comme son nom l’indique, elle assure à chacun une sécurité dans la société, elle nous protège contre certains risques. La sécurité sociale n’existe pas partout et pas depuis toujours. Ce sont les travailleurs qui l’ont voulue. En Belgique, la sécurité sociale est née, il y a soixante ans, grâce aux luttes des travailleurs. Elle a été créée pour protéger les plus faibles. Elle a été créée pour que les enfants ne soient pas obligés de travailler, pour que les personnes âgées puissent s’arrêter de travailler à un certain âge… La base de la sécurité sociale est la solidarité. Tous cotisent pour que chacun puisse être protégé.

Ainsi, aujourd’hui, grâce à la sécurité sociale, nous recevons une prime de naissance et des allocations familiales pour élever nos enfants. La sécu nous paie une partie des soins de santé, des médicaments, et un revenu de remplacement, si nous sommes malades. La sécu nous permet de nous arrêter de travailler et de prendre des congés en étant payés. La sécu paie nos allocations de chômage, si nous perdons notre emploi ou si nous ne parvenons pas à en trouver. La sécu paie aussi notre pension quand nous sommes trop âgés pour travailler.

Mais la sécurité sociale, telle que nous la connaissons aujourd’hui, est menacée. Elle a été créée à une époque bien différente d’aujourd’hui. Aujourd’hui, l’équilibre est de plus en plus difficile à trouver entre ceux qui cotisent et ceux qui sont aidés. Il n’est pas facile de garder une solidarité quand les places sont chères… La sécurité sociale doit donc s’adapter pour continuer à exister.

La protection sociale en Belgique, c’est environ :

• 64 milliards d’euros de dépenses
• 4,5 millions de travailleurs qui cotisent, salariés et indépendants confondus
• 10 millions de bénéficiaires de soins de santé
• 6,6 millions d’allocations payées chaque mois : des revenus de remplacement (chômage, etc.) et des allocations familiales
Attention, la protection sociale est plus large que la sécurité sociale proprement dite. Dans ces chiffres sont compris les revenus d’intégration du CPAS, les allocations aux personnes handicapées et les revenus garantis aux personnes âgées qui n’ont pas droit à une pension minimum.

Les flux financiers de la solidarité


Le principe de solidarité et d’assurance

Travailler fait courir des risques. Chaque patron, chaque travailleur va donc contribuer à une caisse collective selon ses revenus. Travailleurs et patrons vont verser une quote-part à cette caisse. Cette caisse est gérée par l’Office Nationale de la sécurité Sociale. En fonction des besoins de chacun, chaque travailleur peut bénéficier d’une aide le moment venu pour remplacer le salaire perdu : vieillesse, chômage, maladie, accident… C’est le principe de solidarité. Chacun contribue selon ses revenus et touche selon ses besoins. Mais le revenu de remplacement reste variable et dépend des cotisations laissées. C’est le principe de l’assurance. Par exemple, les travailleurs à petit salaire auront une pension plus petite qu’un travailleur à plus gros revenu.

 

1 Message

  • 14 mai 2008 20:15, par j,u

    metre dé truc sur la france

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