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La face cachée des ZEP

lundi 1er septembre 2008

L’enseignement d’aujourd’hui est très différent de l’enseignement d’il y a quelques dizaines d’années. Sorti en 1996, le film de Gérard Lauzier, Le plus beau métier du monde donne à voir la vie des profs dans la banlieue banlieue territoire autour du centre d’une ville de Paris.

C’est Gérard Depardieu qui joue le rôle principal : Laurent Monier. Au début du film, il est professeur agrégé d’histoire au lycée Fénelon d’Annecy, une école calme de province province une des divisions géographiques et administratives du pays . Quand sa femme le quitte à cause de son infidélité, elle s’installe à Paris avec ses deux enfants. Pour continuer à voir sa femme et ses enfants, il demande à être muté. Il est envoyé au lycée Serge Gainsbourg à Saint Denis. Ce lycée est dans une ZEP, une zone d’éducation prioritaire. Laurent Monier loge dans un appartement situé dans une cité de banlieue. Il va y vivre des moments très durs. Pourtant, le film est une comédie. Il aborde des évènements parfois dramatiques avec humour et émotion.

Il donne à voir l’éducation dans les zones sensibles et la violence quotidienne dans les banlieues. Il y a des élèves violents qui perturbent toute une classe, des professeurs qui dépriment, des Français et des arabes racistes, des grands adolescents qui vivent de racket, des bandes violentes qui imposent leur loi.

Ce film montre les problèmes professionnels et personnels des enseignants en zone d’éducation prioritaire. Gérard Depardieu fausse brute au coeur tendre est un professeur motivé par son métier. Il va pourtant subir les soupçons, la haine, les insultes et la violence. De ses élèves et des jeunes de la cité.

Guy Marchand, le principal du lycée, et Ticky Holgado, le proviseur, se bourrent de calmants pour tenir le coup. Ils sont déprimés, au bord de la crise de nerfs. Ils sont à la fois émouvants et drôles. Et dans le rôle du raciste de service, barricadé chez lui avec ses deux molosses et quelques armes lourdes, il y a Daniel Prévost.

Le plus beau métier du monde parle tout en nuances de la vie dans les banlieues. Tous les jeunes ne sont pas des racailles. Certains ont envie de s’en sortir. Tous les parents d’élèves ne se désintéressent pas de leurs enfants…

Et il a le mérite de traiter ces sujets sérieux comme une comédie légère…

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