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La N-VA s’en va

Belgique

lundi 22 septembre 2008

Depuis dimanche, la N-VA ne soutient plus le gouvernement fédéral. On peut reprocher beaucoup de choses à la N-VA mais elle est au moins logique avec elle-même. Si la N-VA soutenait jusqu’ici le gouvernement fédéral c’est parce qu’elle est en cartel, en alliance, avec le CD&V, le parti chrétien flamand du premier ministre Yves Leterme. Mais la N-VA n’a pas de ministre au gouvernement fédéral. Elle le soutenait mais sans plus. Vendredi dernier, les médiateurs qui devaient tracer les pistes du dialogue sur l’avenir de la Belgique ont rendu leur rapport. Ce rapport ne satisfait pas la N-VA. Pas assez de pouvoirs n’ont été transférés aux régions et communautés. Et le calendrier des réformes n’est pas précis. Et puis la N-VA a pris très mal ce qu’a dit, vendredi soir, Didier Reynders. Il a dit que le dialogue institutionnel doit avancer en parallèle avec la négociation sur le problème bruxellois (définir la limite de la Région de Bruxelles, régler le problème BHV, nommer les bourgmestres, …). C’est inacceptable pour les partis flamands et surtout pour la N-VA.

Dimanche, la N-VA a donc annoncé qu’elle retirait sa confiance au gouvernement. Elle a aussi annoncé qu’elle ne participerait pas au dialogue sur l’avenir des institutions du pays. Problème pour la N-VA : c’est le gouvernement flamand qui participe, pour la Flandre, au dialogue. Or, au gouvernement flamand, il y a les socialistes, les libéraux flamands et … le CD&V/N-VA. La N-VA avait même un ministre dans ce gouvernement : Geert Bourgeois. Geert Bourgeois a donc démissionné lundi, de son poste de ministre. Il était l’un des pères du cartel entre la N-VA et le CD&V. Pour Geert Bourgeois, le cartel CD&V/ N-VA n’existe plus. Est-ce un coup dur ou un coup de chance pour l’autre partenaire, le CD&V, et le premier ministre Yves Leterme ? Sans la N-VA, le CD&V a les mains plus libres et le gouvernement aussi. Mais sans les députés de la N-VA, les députés flamands qui soutiennent le gouvernement fédéral n’ont plus la majorité dans le groupe linguistique flamand. Ce n’est pas obligatoire. Néanmoins Yves Leterme, premier ministre, a toujours déclaré qu’il serait le premier ministre d’un gouvernement fédéral soutenu par une majorité de députés flamands. La N-VA qui s’en va, c’est peut-être un pas vers un déblocage du dialogue communautaire. C’est peut-être aussi un pas vers une véritable crise politique. Lundi, en tout cas, le gouvernement flamand, sans la N-VA, a accepté de lancer le dialogue communautaire sur la réforme de l’Etat. Et Yves Leterme reste premier ministre.

Pour en savoir plus sur BHV et l’avenir des institutions belges, lire notre dossier 

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