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L’économie réelle

Crise

lundi 1er octobre 2007

Publicité pleine page de BNP-Paribas et Fortis dans les journaux belges du week-end : « centrée sur l’économie réelle et attaché à la construction d’une relation de long terme avec ses clients, BNP Paribas vous accompagne. » En Chine, lors d’une rencontre au sommet entre chefs d’Etat de pays d’Asie et d’Europe, les dirigeants chinois ont souhaité que le système financier soit mieux régulé pour que l’économie "virtuelle" ne nuise pas à l’économie "réelle". Car malgré le soutien des Etats et des banques centrales, la crise financière ne finit pas et s’étend à l’économie réelle.


Photo : Belga

La banque belge KBC aussi a appelé l’Etat à l’aide. Lundi matin, un peu avant l’ouverture des bourses européennes, on apprenait que l’Etat belge allait mettre 3,5 milliards d’euros dans le capital de la banque. Le titre de KBC s’effondrait en bourse depuis plusieurs semaines. La banque disait qu’elle n’avait aucun problème financier particulier mais cela n’a pas suffi à rassurer les marchés. C’est donc l’Etat qui vient rassurer.
Après la banque belge et néerlandaise Fortis, après la banque française et belge Dexia, après la banque néerlandaise ING, KBC était la seule grande banque à ne pas avoir encore eu le secours de l’Etat. Malgré les nombreuses interventions des Etats et banques centrales pour sauver des banques et le crédit, la crise financière continue donc. Et au-delà des bourses mondiales, des banques et des sociétés financières, la crise touche aussi l’économie « réelle » comme on dit. L’économie « réelle », c’est le monde du travail, le monde des entreprises, la production de marchandises, la consommation des ménages.

Automobile

C’est d’abord le secteur de l’immobilier qui a été fortement touché. C’est maintenant le secteur de l’automobile. Et on sait que la crise va toucher d’autres secteurs de l’économie.
Selon plusieurs études, les ventes de voiture vont baisser de 17% sur les 3 derniers mois de 2008. Renault annonce une baisse de production de 20% pour les 3 derniers mois de 2008. Renault a d’ailleurs mis en chômage technique tous les ouvriers de plusieurs de ses usines pendant 1 à 2 semaines. Renault ferme aussi plusieurs de ses usines en Europe pendant les vacances de la Toussaint. Le groupe Renault (marques Renault, Dacia, Samsung) emploie 80 000 personnes. Et il va supprimer 6 000 postes de travail en Europe. C’est le chômage technique aussi dans le groupe Citroën- Peugeot qui veut baisser sa production de 30% pour les 3 derniers mois de l’année. La direction de Volkswagen a annoncé une « traversée du désert » pour le marché de l’automobile.

Acier

L’un des plus grands groupes mondiaux de la sidérurgie, Arcelor-Mittal a ralenti ses activités. En Belgique, le groupe Arcelor-Mittal a mis en chômage technique 1 850 ouvriers pendant 1 à 2 jours par semaine dans son usine de Gand. Cette usine est spécialisée dans les tôles plates pour l’industrie automobile. Le groupe sidérurgique va aussi arrêter le Haut-fourneau 6 de Liège jusqu’à la mi-février 2009. Une grande partie des ouvriers sera en chômage technique. Les entreprises sous-traitantes qui travaillent pour Arcelor vont évidemment être touchées. Les syndicats reconnaissent qu’il y a une baisse d’activité. Mais ils disent aussi que ralentir la production est une façon de maintenir le prix de l’acier à un certain niveau. La FGTB parle ainsi de la « spéculation » d’Arcelor-Mittal. Spéculation ? Un mot de l’économie « réelle » ou de l’économie virtuelle ?

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