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L’Union touchée par la Grèce

vendredi 19 février 2010

Suite à la crise financière et économique, les finances des Etats ne sont pas bonnes. Certains Etats ont même été au bord de la faillite. Il y a eu l’Islande puis Dubaï. Ces derniers temps, dans l’Union européenne, il y a eu la Hongrie, la Roumanie et les pays baltes. Début février, c’est la dette de la Grèce qui provoque la baisse de l’euro et des bourses. La Grèce est dans l’euro. L’Union européenne et les pays de la zone euro vont donc aider la Grèce.

Mercredi 10 février, en Grèce, les travailleurs du service public étaient en grève. Il y a eu une grande manifestation à Athènes. Dans le secteur privé, une grève est prévue le 24 février. En Grèce, les travailleurs et les syndicats sont en colère contre le plan de crise du gouvernement. Ce plan prévoit, entre autres, de geler les salaires des fonctionnaires, de ne pas embaucher dans le service public en 2010, de reculer l’âge de la retraite, de taxer plus le carburant. Le gouvernement fait ce plan pour diminuer le déficit du budget de l’Etat.
Le déficit grec est important : presque 13% du PIB (richesses produites dans le pays en un an) en 2009. Le montant total de la dette de la Grèce est de 255 milliards d’euros, 113% du PIB. C’est important, c’est vrai, mais on le savait. En décembre 2009, la Grèce a annoncé son déficit. C’est dommage pour les Grecs mais en quoi est-ce que cela nous regarde ?

Grèce et zone Euro

 La Grèce est membre de l’Union européenne et de la zone euro. Les pays de la zone euro se sont, eux-mêmes, fixé des règles pour leur budget. Le budget ne peut pas être trop en déficit : pas plus de 3% du PIB sauf circonstances exceptionnelles. La crise financière de 2008 puis la crise économique sont bien des circonstances exceptionnelles. Les Etats ont d’abord emprunté pour sauver le système bancaire. Ensuite, à cause de la crise économique, il y a moins de rentrées d’impôts d’un côté et plus de dépenses : par exemple, on dépense plus pour les allocations sociales. Enfin, au total, on arrive à un budget en déficit. La Grèce n’est d’ailleurs pas le seul pays européen qui est en déficit. Les responsables des autres pays de la zone euro étaient inquiets de la dette grecque. La Grèce est dans l’euro et ne doit pas être trop endettée. Mais dans l’Union européenne, les Etats sont démocratiques. Et pour les pays de la zone « euro », c’est à la Grèce de prendre des mesures pour diminuer son déficit.

Rassurer les marchés

Mais les pays de la zone « euro » ne sont pas les seuls à être inquiets. Les marchés financiers sont, eux aussi, inquiets. Car la Grèce, comme les autres Etats, emprunte sur les marchés financiers. Elle emprunte et paie donc des intérêts. Puisque les marchés financiers sont inquiets, le taux d’intérêt est plus élevé. Début février, la Grèce empruntait à 6,85% d’intérêt. Alors que l’Allemagne emprunte à 3,15% et la Belgique à 3,65%. Plus le taux d’intérêt est élevé, plus les marchés financiers sont inquiets. Et plus les spéculateurs se disent qu’ils peuvent faire une bonne affaire sur le dos de la Grèce. C’est dommage pour les Grecs mais en quoi est-ce que cela nous regarde ? 

Ça nous regarde

La Grèce est dans l’euro. Elle n’est pas le seul pays à avoir un grand déficit. On parle, par exemple, de l’Espagne et du Portugal. C’est donc la zone euro qui est attaquée. C’est pourquoi les pays de la zone euro vont aider la Grèce. L’affaire grecque est peut-être une chance pour l’Union européenne et les pays de la zone euro. Au-delà d’une aide d’urgence pour la Grèce, c’est aussi l’occasion d’avoir un véritable gouvernement économique européen.
Mais pour rassurer les marchés, il faut aussi faire des économies. C’est le plan annoncé du gouvernement grec. C’est ce qui provoque la colère des syndicats et des travailleurs grecs. Et malheureusement, cela aussi, ça nous regarde. Car tous les pays de la zone euro vont faire très attention à leur budget. En période de crise économique, les taxes et les impôts rentrent moins. Les Etats vont donc essayer de dépenser le moins possible. Ce n’est pas un hasard si ces derniers jours, on parle de retarder l’âge de la retraite dans plusieurs pays européens.

Thierry Verhoeven

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