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Ingrid Betancourt est vivante

Preuves

lundi 10 décembre 2007

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Le 30 novembre, l’armée colombienne a intercepté des «preuves de vie» d’Ingrid Betancourt. Ces preuves ont été transmises par les FARC: une lettre poignante de 12 pages d’Ingrid Betancourt à sa mère et une vidéo.  Ces « preuves de vie » montrent une femme très maigre et très fatiguée.


Photo: Belga

Depuis le 23 février 2002, Ingrid Betancourt est otage des FARC. Elle vit donc depuis plus de cinq ans dans la jungle, prisonnière de ce groupe rebelle. Elle vit dans des conditions extrêmement pénibles. Sur la dernière vidéo, elle apparaît épuisée physiquement et moralement. Elle écrit « ici, nous vivons comme des morts.»  Mais quelle a été la vie d’Ingrid Betancourt avant qu’elle ne devienne la plus célèbre otage des FARC ?

Parcours politique

Ingrid Betancourt est née en 1961 en Colombie dans une famille aisée, bourgeoise. Ses parents faisaient de la politique. Son père a été ministre de l’éducation. Sa mère a été sénatrice. Pendant sa jeunesse, Ingrid Betancourt a surtout vécu à l’étranger. Elle a fait ses études en France dans une école célèbre à Paris: l'Institut d'études politiques appelé aussi «Sciences Po». Elle y rencontre, entre autres, Dominique de Villepin, l’ancien premier ministre français. Après ses études, elle épouse un diplomate français et aura deux enfants. Ce sont Mélanie et Lorenzo. On les voit souvent à la télévision car ils sont très actifs pour aider à la libération de leur mère. En 1989, elle répond à l’appel de sa mère qui la pousse à faire de la politique. Elle divorce et rentre en Colombie. Elle devient députée du parti libéral en 1994. Elle avait fait une campagne électorale originale. Elle avait distribué des préservatifs à la population pour se protéger de la corruption qui est grande en Colombie. En 1996, elle dénonce dans un livre le président élu Ernesto Semper. Celui-ci aurait reçu de l’argent d’un cartel de drogue colombien. Elle est menacée de mort.

En 1998, elle crée son propre parti, Oxygène vert. Elle est élue sénatrice. En 2002, elle se lance dans la campagne pour les élections présidentielles de Colombie. Elle publie un livre «La rage au cœur». C’est son programme politique. Ingrid Betancourt veut surtout lutter contre la lutte contre les trafics et la corruption. Le livre a un grand succès en France.

Pendant la campagne électorale, malgré les avertissements, elle va dans une région où il y a des combats entre l’armée et la guérilla colombienne, les FARC. Elle est arrêtée avec sa directrice de campagne par un barrage des FARC. Les 2 femmes sont prises en otage. Les FARC demandent au gouvernement la libération de guérilleros prisonniers  en échange de la libération d’Ingrid Betancourt. Le gouvernement refuse. Des comités de soutien pour la libération d’Ingrid Betancourt se créent en Colombie et dans d’autres pays. La famille d’Ingrid Betancourt est très active pour sa libération et maintient même sa candidature aux élections présidentielles de mai 2002. Ingrid Betancourt est otage mais reste candidate à la présidence. Elle n’aura que 53 000 voix, 0,5% des voix...

Car Ingrid Betancourt est sans doute plus célèbre en France qu’en Colombie. Elle n’est qu’une des 45 otages des FARC. Mais elle est aussi devenue le symbole des tensions, en Colombie, entre le gouvernement et les rebelles.

Une responsabilité du gouvernement colombien

Dans un article du Monde Diplomatique, Maurice Lemoine rappelle les détails de l’enlèvement d’Ingrid Betancourt. 3 jours avant son enlèvement, le 20 février 2002, le gouvernement colombien stoppe les négociations de paix avec les FARC. Il attaque les FARC dans une zone qui était démilitarisée. Pour être en sécurité, Ingrid Betancourt, candidate à la présidence, demande de pouvoir voyager dans la région par avion comme le président de l’époque et les journalistes qui l’accompagnent. Les autorités colombiennes refusent. Ingrid Betancourt décide alors de voyager par la route malgré le danger. Quand le chauffeur voit un barrage des FARC, il veut faire demi-tour. Ingrid Betancourt refuse. C’est là que les FARC la prennent en otage en même temps que son attachée de presse. On voit donc que les autorités colombiennes ont quand même une certaine responsabilité dans l’affaire. Et d’ailleurs depuis 2002, le gouvernement et le président colombiens n’ont pas eu une attitude claire dans les négociations. A certains moments, ils font un geste pour négocier avec les FARC. A d’autres moments, ils refusent de discuter. Les proches d’Ingrid Betancourt mettent d’ailleurs en cause les FARC bien sûr, mais aussi le gouvernement colombien qui n’a jamais fait beaucoup d’efforts pour négocier. Les événements des dernières semaines redonnent quand même de l’espoir.

Thierry Verhoeven

A lire aussi l’article de Maurice Lemoine, La Colombie d’Ingrid Betancourt :
http://www.monde-diplomatique.fr/2006/
04/LEMOINE/13332

Le clip de la chanson de Renaud dédiée à Ingrid Betancourt sur Daily Motion
http://www.dailymotion.com/video /
xso5n_clip-dans-la-jungle_music

Le comité de soutien d'Ingrid Betancourt:
http://www.ingridbetancourt-idf.com/

1 Message

  • 19 décembre 2007 09:41, par jacobs micheline

    aller femme du courage ,tiens le coup pour toutes les autres qui souffrent en silence
    On t aime et on prie pour toi !

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