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On a commémoré en 2014 les 50 ans de l’immigration turque et marocaine en Belgique. Beaucoup de manifestations ont été organisées un peu partout dans le pays. On y a rappelé les difficultés que ces immigrés ont rencontrées. On y a aussi mis en évidence ce que ces immigrés ont apporté à la Belgique. Et on a reparlé aussi de ces autres immigrations qui ont fait de la Belgique ce qu’elle est.

Immigrations en Belgique

Groupe de stagiaires FUNOC

vendredi 19 décembre 2014

Les mouvements de population ont toujours existé. Partout dans le monde. Et pas seulement chez nous, en Belgique. En 1830, quand la Belgique a été créée, les industries y étaient nombreuses. A l’époque, les migrations se faisaient surtout à l’intérieur du pays. Ainsi, de nombreux Flamands quittaient la Flandre pour venir travailler en Wallonie.

Besoin de main-d’œuvre dans l’après-guerre

Après la Première Guerre mondiale, les entreprises belges sont obligées de faire appel à de la main-d’œuvre étrangère. Celle-ci vient au départ des pays proches. Mais avec la crise économique des années 30, le gouvernement veut limiter l’entrée des étrangers.

Après la Seconde Guerre mondiale, les industries ont besoin de charbon pour fonctionner. Mais il n’y a pas assez de main-d’œuvre. Le gouvernement fait donc, de nouveau, appel aux travailleurs étrangers. En juin 1946, la Belgique et l’Italie signent un accord : l’Italie envoie 50 000 travailleurs italiens dans les mines belges.

Le 8 août 1956, au Bois du Cazier à Marcinelle, un incendie fait 262 morts. Parmi les victimes, 136 sont des Italiens. L’Italie suspend alors l’émigration vers la Belgique. La Belgique conclut alors de nouvelles conventions avec l’Espagne (en 1956), la Grèce (1957), le Maroc (1964), la Turquie (1964), la Tunisie (1969), l’Algérie (1970) et la Yougoslavie (1970).

Mais l’industrie du charbon est en crise. Les travailleurs immigrés sont employés dans d’autres secteurs comme la métallurgie, la chimie, la construction et les transports. A la fin des années 60, c’est la crise économique. Le chômage augmente. Le gouvernement refuse de nouveaux permis de travail.

L’immigration de 1974 à nos jours

En 1974, le gouvernement décide de stopper l’immigration de travailleurs étrangers. Les immigrés qui arrivent en Belgique après 1974 sont des ressortissants des pays membres de l’Union européenne ou des travailleurs très qualifiés. Mais aussi des demandeurs d’asile et des travailleurs illégaux.

Dans les années 80 et surtout 90, le nombre de demandeurs d’asile a fortement augmenté. Les étrangers qui n’obtiennent pas le statut de réfugié doivent quitter la Belgique. Certains choisissent malgré tout de rester chez nous. Ils deviennent des "sans papiers" ou des travailleurs illégaux.

Tout au long des années 90, les autorités ont régularisé chaque année "au compte-goutte" quelques centaines de "sans-papiers". En 1998, une jeune demandeuse d’asile originaire du Nigéria, Sémira Adamu, meurt étouffée par des gendarmes lors de son expulsion. Le 22 décembre 1999, le gouvernement belge lance une grande campagne de régularisation des "sans-papiers".

Le "problème immigré" ?

Dans l’histoire, il y a parfois des tensions avec les immigrés. Surtout en cas de crise dans le pays. Un exemple. Depuis 1974 et jusqu’aujourd’hui, à cause du chômage, les relations entre les Belges et les immigrés sont tendues, surtout dans certains quartiers de Bruxelles. On dit que les Marocains ou les Turcs, qui sont les derniers venus ne s’intègrent pas. On disait aussi cela des Polonais dans l’entre-deux guerres, des Italiens, des Espagnols et des Grecs dans les années 60... Car toutes les immigrations ont plus de points communs que de différences …
Et si l’intégration de tous les migrants ne demandait finalement qu’un peu de temps ?

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