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Henri Salvador s’en est allé « clopin-clopant »

Brève

lundi 18 février 2008

Mercredi 13 février, le chanteur, compositeur et guitariste, Henri Salvador, s’est éteint à 90 ans. Il a été victime d’une rupture d’anévrisme à son domicile de la place Vendôme à Paris.

Cet éternel jeune homme a donc tiré sa révérence après une carrière exceptionnelle de près de 74 années. Chacun d’entre nous connaît au moins quelques chansons de Monsieur Henri. Peut-être même sans le savoir. En effet, d’autres interprètes ont largement puisé dans son répertoire. Des chansons comme « Syracuse », « Une chanson douce », « Le petit chemin », « A Paris dans chaque faubourg », ont été interprétées par d’autres que lui ! Henri Salvador est né à Cayenne en 1917. Il passe son enfance en Guyane. Sa famille s’installe à Paris en 1929. A 16 ans, il fait sa première scène dans un cabaret parisien. Il débute une carrière de musicien de jazz. Il est inspiré par les plus grands : Louis Amstrong, Duke Ellington. Il joue ensuite avec Django Reinhardt et Eddie South. Quand arrive la guerre, il fait tout pour éviter l’incorporation. Résultat : un bref séjour en prison à Marseille. Par chance il sera protégé par Carbone, un célèbre truand, et il sera libéré rapidement. Pendant la guerre, il intègre le groupe de Ray Ventura. Celui-ci part pour le Brésil pour éviter les représailles sur ses musiciens : certains sont juifs, d’autres pas vraiment aryens. Henri Salvador va faire un tabac au Brésil, il devient le chanteur attitré de l’orchestre de Ventura.

C’est le succès, il enregistre « Maladie d’amour » qui deviendra un tube mondial. Cette chanson aura 2 500 interprètes différents ! C’est un record. Au Brésil, Salvador inspirera à Jobim l’invention de la bossa-nova. Dans le même ordre d’idées, sa chanson, « Nos ancêtres les Gaulois », est à la base de la naissance des aventures d’Astérix et Obélix. Goscinny et Uderzo étaient en mal d’inspiration. En entendant la chanson, ils avaient le début des aventures des célèbres personnages de BD.

Un dernier hommage a été rendu à Henri Salvador à l’église de la Madeleine à Paris. 2 500 personnes dont de nombreuses personnalités de la chanson, du cinéma et de la politique étaient là. Monsieur Henri a fait son dernier « tour de manège » après une vie exceptionnelle.

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