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Dimanche 12 octobre, des associations et des syndicats appellent à manifester contre la pauvreté. Ils veulent, pour chacun, un revenu minimum qui permette de vivre correctement.

Haut, les bas revenus !

Thierry Verhoeven

vendredi 10 octobre 2014

Dimanche 12 octobre, des associations et des syndicats appellent à manifester contre la pauvreté. En effet, le 17 octobre, c’est la journée internationale de lutte contre la pauvreté. Quand on parle de pauvreté, on pense souvent à des pays d’Afrique ou d’Asie. On pense au 1,3 milliard d’habitants de la planète qui vivent avec moins de 1 dollar par jour !

Mais dans les pays riches, il y a aussi de la pauvreté. Des pays riches comme les pays d’Europe de l’Ouest par exemple. Car dans les pays riches, il y a de grandes inégalités. Il y a 502 millions d’habitants dans les 28 pays de l’union européenne. Il y a 84 millions de pauvres. Si l’on ajoute les personnes qui risquent d’être pauvres, cela fait 125 millions de personnes. Donc 1 Européen sur 4.

Pauvres en Belgique

Et en Belgique ? Un habitant sur 5 est pauvre ou presque pauvre. Ce sont surtout les personnes au CPAS et les chômeurs qui sont pauvres. Normal ! Le revenu d’intégration sociale du CPAS est de 820 euros par mois pour un isolé. Alors que le seuil de pauvreté est de 1 000 euros par mois. Pour les personnes avec enfant à charge, le revenu d’intégration sociale est de 1 090 euros. Alors que le seuil de pauvreté est de 1 300 euros par mois pour un adulte avec un enfant. Et pour le chômage c’est pareil. L’indemnité minimum d’un chômeur avec enfant à charge est de 1 134 euros par mois. S’il est isolé, c’est 953 euros par mois. Il y a en Belgique, plus de 100 000 personnes qui touchent le revenu d’intégration sociale du CPAS. Et il y a plus de 650 000 personnes qui reçoivent des allocations de chômage. Tous ces chômeurs ne sont heureusement pas au minimum. Mais en Wallonie, 45% des chômeurs risquent d’être pauvres. Comme il y a plus de 260 000 chômeurs en Wallonie, 117 000 d’entre eux risquent d’être pauvres.

Allocations sous le seuil de pauvreté

Donc, la première chose à faire pour diminuer la pauvreté est d’augmenter les indemnités de chômage et le revenu d’intégration sociale. Malheureusement, ce n’est pas ce que nos responsables politiques ont choisi de faire. Voyons ce que propose le nouveau gouvernement belge. Il ne diminue pas les indemnités et les allocations sociales mais il ne les augmente pas. Les chômeurs sont de plus en plus contrôlés et ils devront travailler… gratuitement. Cela ne les sortira pas de la pauvreté. Au contraire. De plus en plus de chômeurs sont exclus du chômage parfois presque sans raison. Les personnes qui touchent le chômage sur base de leur diplôme sont exclues automatiquement après 3 ans.
Avant les élections, une association belge de lutte contre la pauvreté avait posé une question à 11 partis politiques démocratiques : « Vous engagez-vous à augmenter les revenus et allocations au-dessus du seuil de pauvreté et à les accorder sans conditions supplémentaires ? » Tous les partis ont répondu « OUI » ! Pourtant, on connaît à peu près ce que vont faire les gouvernements wallon, francophone et fédéral. Et ce qu’ils vont faire, ce n’est pas une vraie lutte contre la pauvreté.

Site à visiter :
Le réseau belge de lutte contre la pauvreté

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