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Garantir le droit à la santé

dimanche 1er mars 2009

La Belgique a un très bon système de soins de santé : un des meilleurs au monde. Ce système est aussi un des plus accessibles. En effet, dans d’autres pays, on connaît des files d’attente immenses (Angleterre, Canada,…) ou des coûts beaucoup plus élevés (Etats-Unis, Autriche). Malgré cela, chez nous, les personnes les plus pauvres n’ont pas les moyens de payer leurs soins de santé. Le Plan fédéral de Lutte contre la Pauvreté prévoit une série de mesures pour y remédier.

Nous avons une bonne sécurité sociale en Belgique. Malgré cela, pour les personnes les plus pauvres, se soigner coûte encore trop cher. Les plus pauvres doivent parfois reporter une visite chez le médecin. Ou ils doivent choisir entre les médicaments que le médecin leur a prescrits. Ou encore, ils ne peuvent pas payer les factures de l’hôpital. Cette situation est préoccupante. La santé est en effet un droit pour tous. Et les personnes les plus pauvres ont souvent aussi plus de problèmes de santé que les autres. Le Plan fédéral de Lutte contre la Pauvreté prévoit plusieurs mesures pour mieux garantir le droit à la santé.

A l’hôpital

Quand vous devez entrer à l’hôpital, vous passez par le service des admissions. Là, on vous réclame un acompte. Si vous ne pouvez pas payer cet acompte, certains hôpitaux refusent de vous soigner. C’est illégal, mais certains hôpitaux ne respectent pas la loi.

Certains CPAS CPAS Centre public d’action sociale ont développé une carte médicale à destination des personnes qui bénéficient d’allocations sociales. Avec cette carte, ces personnes doivent pas payer d’acompte si elles sont hospitalisées. Cette carte médicale garantit en effet que le CPAS s’engage à payer les frais. Le Plan fédéral de Lutte contre la Pauvreté veut donc encourager les CPAS en Belgique, à délivrer la carte médicale.

Certaines personnes ont le statut OMNIO ou MAF. A ces personnes aussi, les hôpitaux pourraient bientôt ne plus pouvoir réclamer d’acompte. Ce n’est pas pour tout de suite, mais le gouvernement étudie la question.

Chez le médecin

Dans le système du tiers-payant, le malade ne paie que la partie qui ne lui sera pas remboursée par la mutuelle. Et le médecin facture directement le reste de ses honoraires à la mutuelle. Mais le système du tiers-payant est encore trop compliqué. A cause de cela, ce système est peu utilisé.

Le Plan propose de simplifier les démarches administratives du tiers-payant pour les patients et pour les médecins. Ainsi, plus de personnes pourront bénéficier de ce système.

On propose aussi de simplifier le système du MAF. Le MAF permet aux patients qui ont besoin de beaucoup de soins de santé de ne jamais payer plus qu’une certaine somme sur l’année. Par ailleurs, la ministre de la Santé s’engage à veiller à ce que la part payée par le patient n’augmente pas. Elle envisage même de réduire la part que le patient paie, notamment quand il est à l’hôpital.

Aujourd’hui, une loi interdit aux médecins de faire de la publicité sur les avantages qu’ils peuvent donner aux patients. Du coup, les malades ne savent pas si leurs médecins pratiquent le tiers-payant. La ministre de la Santé prévoit aussi de modifier cette loi pour que les patients soient mieux informés.

Des avantages automatiques

Avec le système Omnio, les ménages en difficulté peuvent être mieux remboursés pour leurs soins de santé. Mais ce système n’est pas encore assez connu. D’autres gens pourraient en bénéficier mais ils ne le savent pas.

La ministre de la Santé veut mieux informer sur le système Omnio. Elle veut aussi simplifier les démarches pour pouvoir bénéficier de ce système. Elle étudiera aussi comment faire pour que les personnes qui pourraient avoir le statut OMNIO en bénéficient automatiquement.

Des médecins plus proches de leurs patients

Le gouvernement encourage les médecins généralistes et les petits dispensaires à s’installer dans des quartiers pauvres ou dans les campagnes. Les médecins qui s’installeront dans ces zones isolées bénéficieront de mesures fiscales ou de primes, ou encore de réductions d’impôts.

Pour que les patients les plus démunis puissent comprendre les informations des médecins ou des hôpitaux, la ministre de la Santé va désigner des experts du vécu.
Ils aideront les patients à (se) poser les bonnes questions. Ils aideront aussi les médecins à mieux comprendre ce qu’attendent ces patients.

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