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En Grèce, le mouvement de gauche Syriza a gagné les élections et a formé un gouvernement. Syriza veut créer de l’emploi et relancer l’économie du pays. Il propose un grand programme social. Syriza va augmenter les salaires, les pensions, aider les plus pauvres, donner plus de droits sociaux. C’est le contraire de la politique d’austérité qui se fait un peu partout en Europe.

En Grèce, l’espoir en marche

Thierry Verhoeven

mardi 27 janvier 2015

C’est le mouvement de gauche (1) Syriza qui a gagné les élections en Grèce. Syriza a formé un gouvernement. Alexis Tsipras, le jeune dirigeant de Syriza, en est le premier ministre. Syriza veut sortir les Grecs de la pauvreté et créer de l’emploi. Car depuis six ans, la Grèce vit une grave crise financière. La dette de l’Etat grec a beaucoup augmenté. Pour aider la Grèce, l’Union européenne a demandé en échange une politique d’austérité. Et depuis six ans, les gouvernements grecs successifs ont pris des mesures d’austérité. Et cela a aggravé la crise. Il y a de plus en plus de pauvres et de chômeurs. Médecins du Monde et l’UNICEF ont tiré la sonnette d’alarme : de plus en plus de personnes se suicident. Et de plus en plus d’enfants meurent avant 1 an ! La Grèce est un pays économiquement et socialement détruit ou presque.

Une grande pauvreté

Dans la population active, un Grec sur quatre est au chômage (26%). Chez les moins de 25 ans, c’est plus de un Grec sur deux (57 %) ! Et pour celles et ceux qui ont la chance de travailler, ce n’est pas beaucoup mieux : les salaires ont baissé en moyenne de plus de 40%. Le gouvernement grec a diminué le salaire minimum légal de 200 euros. Il a aussi diminué les pensions de retraite de 30%. Presque un Grec sur trois (plus de 30%) n’a pas de sécurité sociale. Quatre Grecs sur dix vivent sous le seuil de pauvreté(1).
Le gouvernement n’a pas seulement diminué les salaires et les allocations sociales. Il a aussi diminué les budgets de la santé et des services sociaux. Résultat ? De plus en plus de Grecs sont en mauvaise santé. Et quand ils sont malades, ils ne savent pas se soigner correctement. Ils n’ont pas d’argent pour acheter des antibiotiques, pour se faire vacciner contre la grippe. Par manque de traitement, beaucoup de diabétiques sont amputés. Des élèves s’évanouissent à l’école parce que leurs parents ne savent plus les nourrir correctement. La mortalité infantile a augmenté de 40% en dix ans ! Il y a 26% de suicides en plus qu’avant la crise.

Programme social

Face à cette situation catastrophique, le mouvement de gauche Syriza propose des choses concrètes. Le nouveau gouvernement, dirigé par Syriza, va le plus vite possible augmenter le salaire minimum de 536 euros à 751 euros par mois. Il va donner un 13e mois de retraite aux pensionnés qui ont moins de 700 euros par mois. Plus de Grecs auront droit aux allocations de chômage. Au moins 300 000 ménages auront l’électricité gratuite et recevront des coupons d’approvisionnement. Les Grecs les plus pauvres pourront se soigner gratuitement. Les petits propriétaires menacés de saisie de leur maison seront protégés. Les Grecs qui ont des petits revenus ne devront plus payer d’impôts. Le programme politique de Syriza, c’est aussi de créer 300 000 emplois pour relancer l’économie du pays.
Selon Syriza, ces mesures sociales vont coûter 12 milliards d’euros. Où va-t-il les trouver ? Le nouveau gouvernement va, entre autres, lutter contre la fraude fiscale pour faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’Etat et lutter contre la corruption. Et en sortant beaucoup de Grecs de la pauvreté et du chômage, Syriza espère que l’économie grecque va repartir.
Si l’économie repart, plus d’argent, venu des taxes et des impôts, vont rentrer dans les caisses de l’Etat. Pour réussir, le gouvernement Syriza va devoir négocier sa dette avec les dirigeants de l’Union européenne.

L’espoir en marche

Ce n’est pas gagné… Mais ce n’est pas perdu. Car un peu partout en Europe, des spécialistes de l’économie, des responsables politiques et même des dirigeants européens se demandent si la politique d’austérité imposée aux Etats membres est vraiment la bonne solution. Pour l’Etat, pour sa population et pour l’Europe. Syriza a un slogan : « L’espoir en marche ». Sa grande victoire aux élections en Grèce montre qu’il est sur la bonne route. Et il peut aussi montrer le chemin à d’autres mouvements politiques et à d’autres dirigeants européens.

(1)pour une explication de ce qu’est la gauche et la droite,
cliquez ici

Clip de Syriza qui donne une idée de son programme

"Rendons son indépendance au peuple Grec !", dit Alexis Tsipras, le président de Syriza

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