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Copenhague, positions en présence

jeudi 3 décembre 2009

Du 7 au 18 décembre à Copenhague, les représentants de 192 pays du monde vont essayer de trouver un accord pour lutter contre le réchauffement climatique. Tout le monde prend cela très au sérieux. Une centaine de chefs d’Etat et de gouvernement feront le déplacement à Copenhague. Il y aura aussi des spécialistes du climat, des associations écologistes, des représentants d’associations et de groupes de pression en tous genres.


Le logo officiel de la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique.
Cop pour Copenhague, 15 parce que c’est la 15e conférence sur le climat mais cette conférence est jugée aussi importante que la réunion de Kyoto en 1997.

La conférence des Nations Unies sur le climat s’ouvre le 7 décembre à Copenhague. Au programme de la conférence : la lutte contre le réchauffement climatique. Tout le monde ou presque est d’accord : les pays du monde doivent agir pour que le réchauffement moyen de la planète ne dépasse pas 2 degrés (2°C). Pour y arriver, les pays doivent diminuer les fameux gaz à effet de serre qui créent le réchauffement. Et principalement, le CO2, le gaz carbonique. Beaucoup de gouvernements sont d’accord pour faire des efforts et diminuer leurs émissions de CO2. Mais ce n’est pas simple de trouver un accord. Les activités des hommes et surtout des industries produisent beaucoup de CO2. Pour diminuer les émissions de CO2, il faut donc modifier les activités humaines et industrielles. Cela coûte cher et demande beaucoup de changements dans la manière de produire et de consommer. Chaque gouvernement ou presque veut donc bien diminuer ses émissions de CO2. Mais avant de s’engager, il attend aussi de connaître les engagements des autres pays dans la lutte contre le réchauffement. Et cela pour 2 raisons. La première raison est économique. Un pays qui lutte beaucoup contre le réchauffement, risque de ne plus être aussi bien placé dans la compétition économique mondiale. La deuxième raison est « écologique », si l’on peut dire. Pour ne pas dépasser 2°C de réchauffement, il faut que tous les pays ou presque fassent de gros efforts. Cela ne sert pas à grand-chose que quelques pays seulement s’engagent contre le réchauffement. Pour que le sommet de Copenhague soit un succès, il faut donc savoir « qui s’engage à quoi ? » Et tous les gouvernements n’ont pas le même avis sur la question.

Selon les spécialistes, il ne faut pas dépasser 2 degrés de réchauffement. Pour cela, il faut réduire de moitié les émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici à 2050. L’accord de Copenhague doit préciser les engagements des pays pour la période de 2013 à 2017. En effet, le premier grand accord international, le protocole de Kyoto, appliqué en 2005 prend fin en 2012. Dans le protocole de Kyoto, les pays industrialisés s’engageaient à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 5,2 % en moyenne d’ici à 2012 par rapport au niveau de 1990. Tous les grands pays industrialisés ont ratifié l’accord sauf les Etats-Unis. Au sommet de Copenhague, on espère qu’avec Barack Obama, les Etats-Unis vont cette fois s’engager beaucoup plus dans la lutte contre le réchauffement. On espère aussi que les pays industrialisés, responsables depuis longtemps du réchauffement, aideront les pays en développement à réduire leurs émissions de gaz carbonique. Etat des lieux …

Etats-Unis

Avec Barack Obama, les Etats-Unis vont s’engager beaucoup plus contre le réchauffement climatique. Obama a annoncé une baisse de 17 % des émissions de gaz à effet de serre des Etats-Unis en 2020, puis de 30 % en 2025 et de 42 % en 2030 par rapport aux niveaux de 2005. Les Etats-Unis ont, en effet, du retard dans la lutte contre le réchauffement.

Bill Clinton, président des Etats-Unis, s’était engagé à ratifier l’accord de Kyoto. Mais en 2001, George Bush, le nouveau président, a annoncé qu’il n’en était pas question. Pour Bush, le protocole de Kyoto est contraire aux intérêts économiques des Etats-Unis. Ceci dit, beaucoup d’Etats et de villes américaines font déjà des efforts pour diminuer leurs émissions de gaz à effet de serre. Les Etats-Unis ont longtemps été le 1er émetteur de gaz à effet de serre au monde. Ils sont aujourd’hui derrière la Chine.

Union européenne

L’Union européenne est considérée comme le « bon élève » dans la lutte contre le réchauffement. L’Union reste quand même le 3e émetteur mondial de gaz à effet de serre. Selon l’Agence européenne de l’environnement, les 27 pays de l’Union ont baissé leurs émissions de 13,2% en moyenne par rapport à 1990. Et en décembre 2009, les 27 pays de l’Union européenne ont signé un accord pour arriver en 2020 à :
-réduire les émissions de gaz à effet de serre de 20 %
-consommer 20 % d’énergies renouvelables
-économiser 20 % d’énergie

Pour les dirigeants européens, c’est un accord historique. Pour les écologistes et les ONG de l’environnement, ce n’est pas assez.

Russie

La Russie annonce, pour 2020, une baisse de 25% de ses émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990. Mais cette baisse importante est due aussi à la fermeture de beaucoup d’usines après l’éclatement de l’Union soviétique.

Japon

Le Japon promet une baisse de 8% par rapport aux niveaux de 1990.

La Chine

La Chine est le pays qui rejette le plus de gaz carbonique dans l’atmosphère. Mais en Chine, il y a 1,3 milliard d’habitants. Et si l’on compte par habitant, un Chinois émet 4 fois moins de gaz à effet de serre qu’un Américain. En plus, la Chine pollue en fabriquant beaucoup de produits vendus sur le marché européen et américain.

Depuis quelques années, la Chine fait quand même des efforts pour diminuer ses émissions. Elle vient de promettre de réduire de 45% son « intensité carbone » d’ici à 2020. L’intensité carbone est le rejet de gaz carbonique par rapport à la richesse produite. La Chine est aussi le premier fabricant de panneaux solaires au monde. Elle en vend d’ailleurs beaucoup à l’étranger.

Les pays émergents

Ces dernières années, plusieurs grands pays du monde s’industrialisent vite et beaucoup. Cela augmente évidemment les émissions de gaz à effet de serre. Il y a la Chine mais aussi l’Inde, l’Afrique du Sud et le Brésil. Ces pays veulent bien faire un effort mais ils disent aussi que les grands pays industrialisés (Europe, Etats-Unis) sont responsables depuis bien plus longtemps qu’eux du réchauffement climatique. Ils ne veulent donc pas « payer » la pollution faite par les autres.

Liens sur la Conférence

Vidéo du Ministère français pour le développement durable :


mdd tv Copenhague 2009 - Tous mobilisés !
envoyé par developpement-durable. - L’actualit

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