Accueil > Cahiers > Savants mélanges > Brève histoire de


Brève histoire de l’immigration en Belgique

jeudi 2 décembre 2010

(d’après C. Golin, L’Essentiel)

Les mouvements de population ont toujours existé. En 1830, lors de la création de la Belgique, les industries sont nombreuses. A l’époque, les migrations se font surtout à l’intérieur du pays. Ainsi, de nombreux Flamands quittent la Flandre pour venir travailler en Wallonie.

Besoin de main-d’œuvre dans l’après-guerre

Après la Première Guerre mondiale, les entreprises belges sont obligées de faire appel à de la main-d’œuvre étrangère. Celle-ci vient au départ des pays proches. Mais avec la crise économique des années 30, le gouvernement veut limiter l’entrée des étrangers.

Après la Seconde Guerre mondiale, les industries ont besoin de charbon pour fonctionner. Mais il n’y a pas assez de main-d’œuvre. Le gouvernement fait donc, de nouveau, appel aux travailleurs étrangers. En juin 1946, la Belgique et l’Italie signent un accord : l’Italie envoie 50 000 travailleurs italiens dans les mines belges.

Le 8 août 1956, au Bois du Cazier à Marcinelle, un incendie fait 262 morts. Parmi les victimes, 136 sont des Italiens. L’Italie suspend alors l’émigration vers la Belgique. La Belgique conclut alors de nouvelles conventions avec l’Espagne (en 1956), la Grèce (1957), le Maroc (1964), la Turquie (1964), la Tunisie (1969), l’Algérie (1970) et la Yougoslavie (1970).
Mais l’industrie du charbon est en crise. Les travailleurs immigrés sont employés dans d’autres secteurs comme la métallurgie, la chimie, la construction et les transports. A la fin des années 60, c’est la crise économique. Le chômage augmente. Le gouvernement refuse de nouveaux permis de travail.

L’immigration de 1974 à nos jours

En 1974, le gouvernement décide de stopper l’immigration de travailleurs étrangers. Les immigrés qui arrivent en Belgique après 1974 sont des ressortissants des pays membres de l’Union européenne ou des travailleurs très qualifiés. Mais aussi des demandeurs d’asile et des travailleurs illégaux.

Dans les années 80 et surtout 90, le nombre de demandeurs d’asile a fortement augmenté. Les étrangers qui n’obtiennent pas le statut de réfugié doivent quitter la Belgique. Certains choisissent malgré tout de rester chez nous. Ils deviennent des "sans papiers" ou des travailleurs illégaux.

Tout au long des années 90, les autorités ont régularisé chaque année "au compte-goutte" quelques centaines de "sans-papiers". En 1998, une jeune demandeuse d’asile originaire du Nigéria, Sémira Adamu, meurt étouffée par des gendarmes lors de son expulsion. Le 22 décembre 1999, le gouvernement belge lance une grande campagne de régularisation des "sans-papiers".

Le "problème immigré" ?

Dans l’histoire, il y a parfois eu des tensions avec les immigrés en cas de crise dans le pays. Un exemple. Dès 1974, à cause du chômage, les relations entre les Belges et les immigrés sont tendues, surtout dans certains quartiers de Bruxelles. On dit que les Marocains ou les Turcs, qui sont les derniers venus ne s’intègrent pas. On disait aussi cela des Polonais dans l’entre-deux guerres, des Italiens, des Espagnols et des Grecs dans les années 60... Et si l’intégration ne demandait finalement qu’un peu de temps ?

 

4 Messages

  • 3 février 2011 08:27, par 2

    .

  • 22 juillet 2011 23:24, par botchan

    Il n’y a absolument aucune comparaison possible entre les facultés d’intégration des immigrés italiens, espagnols et grecs des années ’50 et celles de l’immigration en provenance de pays musulmans commencée au milieu des années ’60 et encore en cours actuellement. Et la différence est bien entendu culturelle. Italiens, Espagnols et Grecs appartiennent à la même culture que nous, fondée sur la pensée de la Grèce antique, marquée par le christianisme et la philosophie des Lumières, etc. Les valeurs de l’islam sont pratiquement en tous points l’exact inverse du socle de valeurs communes résultant de 30 siècles d’histoire occidentale.

    Tous ceux qui ont lu le Coran et la sunna (c’est mon cas), n’ont pu que constater qu’il s’agissait, beaucoup plus que d’une simple religion, d’un système politique, juridique et social totalitaire, suprématiste, conquérant, belliqueux, théocratique, antisémite, homophobe homophobe qui déteste les homosexuels et criminogène totalement incompatible avec une société démocratique, pluraliste et laïque. Les lois de l’islam sont absolument antagonistes de toutes les lois nationales européennes, et l’islam ne conçoit de système politique et de règles de fonctionnement de la société que dictées par Dieu. Les musulmans, dans leur globalité, sont inintégrables (même s’il peut y avoir des exceptions individuelles), et il est illusoire d’espérer qu’avec le temps les choses s’amélioreront, à cause des caractéristiques les plus fondamentales de leur culture, qui font que leur inintégrabilité augmente inéluctablement avec leur nombre relatif par rapport à l’ensemble de la population.

    Du reste, il suffit d’observer comment les choses se sont passées jusqu’à présent : les premiers immigrants marocains et turcs étaient très peu revendicatifs, et respectaient dans l’ensemble les lois et coutumes du pays d’accueil. De génération en génération, on a assisté à de plus en plus de revendications et d’exigences pour intégrer des éléments de la charia au fonctionnement de la société et pour faire plier celle-ci afin qu’elle s’adapte à l’islam au lieu de renoncer aux principes moyen-âgeux de l’islam pour que ses adeptes puissent s’intégrer à la société. Avec l’augmentation du nombre de musulmans, les choses ne peuvent bien sûr qu’empirer, et c’est d’ailleurs ainsi que ça s’est passé tout au long de l’histoire de l’islam dans toutes les régions du monde où il a pris pied, laminant toutes les cultures autochtones au sein desquelles il s’est installé, et semant la violence, la mort et l’horreur. C’est tout droit vers celà que l’on se dirige actuellement.

  • 20 décembre 2011 23:19, par @ Botchan

    Durant l’age d’or de l’islam, beaucoup de valeurs ainsi que pensés provenant de l’islam ont influencés les pensés occidentale....

    On s’est beaucoup inspiré des sciences, du mode de vie et des valeurs de l’islam et des savants musulmans de l’époque... (Avaroes, Avicenne, ...)

    Encore aujourd’hui, les économistes s’inspire du modèle musulman car leurs système ne marche pas.

    Dire que tu as "lu" le coran et la sunna ... Je reste sceptique. Je penses plutôt que tu as survolé le coran ou pire encore tu as lu des interprétations non fondées. Quant à la sunna, les hadiths rapportés n’ont pas tous les mêmes poids et ils sont soumis à un contrôles strictes par les savants musulmans.
    Pour affirmé toute ces choses, as-tu étudié la jurisprudence musulmane ?
    Non. Donc soit on se tais soit on parle en connaissance de cause.

  • 10 janvier 2012 13:05, par karott

    C’est plutôt une question, je n’ai pas beaucoup d’avis sur ce sujet car je suis etranger (norvegien) : n’y a-t-il pas eu une immigration importante des anciens colonies belgiques, comme le Congo ? Et dans ce cas, cette immigration est-elle devenue un enrichissement pour la societe ? (mon accent aigu ne fonctionne pas)

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles

SPIP | Squelettes & Graphisme: Banlieues | Se connecter | Suivre la vie du site RSS 2.0