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En Belgique, on est habitué aux compromis. On a les Flamands, les Bruxellois et les Wallons. On est francophone ou néerlandophone. On a plusieurs gouvernements pour un petit pays. Et des gouvernements dans lesquels il y a plusieurs partis politiques. Mais à cette élection, un parti flamand, la NVA, et son président, Bart De Wever (notre photo), vient perturber les choses.

Avec la NVA, où est-ce qu’on va ?

Thierry Verhoeven

jeudi 15 mai 2014

La Belgique est un pays où le scrutin est proportionnel. Et donc un seul parti ne sait jamais gouverner seul. Le gouvernement fédéral sortant regroupait les sociaux-chrétiens, les socialistes et les libéraux. Cela fait 3 partis francophones et 3 partis néerlandophones.

Compromis à la Belge

Pas facile donc de gouverner. Il y a les différences entre communauté francophone (wallonne et bruxelloise) et communauté néerlandophone (flamande et bruxelloise). Il y a les différences sociales et économiques entre les partis de droite, du centre et de gauche. Il faut donc faire beaucoup de compromis. Par exemple, les partis flamands ont demandé de faire passer de plus en plus de pouvoirs de l’Etat belge vers les Régions et les Communautés. Pour garder l’unité du pays, les partis francophones ont dû l’accepter.

Les limites du compromis

Mais jusqu’où peut-on aller dans le compromis ? Depuis quelques années, il y a un parti flamand qui ne semble pas, lui, vouloir faire des compromis. C’est la NVA. La Nieuwe-Vlaamse Alliantie en néerlandais, la Nouvelle alliance flamande en français.

Sur le plan social et économique, la NVA veut être le contraire des positions du parti socialiste francophone. La NVA a un programme très libéral et même très néo-libéral. Sur le plan communautaire, la NVA est très nationaliste. Si elle n’est pas pour l’indépendance de la Flandre, elle est clairement pour le confédéralisme. Le confédéralisme, pour la NVA, c’est garder un gouvernement fédéral belge tout petit. Presque tous les pouvoirs iraient aux régions. La NVA est pour une séparation de la Belgique en 2 parties : la Flandre et la Wallonie. Les Bruxellois seraient rattachés, selon leur langue, à la Flandre ou à la Wallonie.

Il ne sera donc pas facile pour les autres partis de discuter avec la NVA pour faire un gouvernement. Et le problème, c’est que dans les sondages, la NVA gagnerait les élections et garderait la place de premier parti politique en Flandre. Comment donc éviter la NVA dans les négociations ?

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