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53,5 degrés droite

Présidentielle française

lundi 7 mai 2007

On s’en doutait. Tous les sondages le disaient vainqueur. Le candidat de la droite aux élections présidentielles françaises a gagné haut la main. Nicolas Sarkozy sera le prochain président de la France pour cinq ans. Le débat entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy n’a pas fait la différence. Sarkozy a réalisé son rêve de trente ans. Mais que va-t-il faire, à partir du 16 mai, de son mandat de cinq ans ?


Photo : Belga

Nicolas Sarkozy a été élu président de la République de la France avec 53, 5% des voix. Un score rarement atteint. Lors de ce deuxième tour de l’élection présidentielle, le taux taux pourcentage, partie d’un ensemble de participation était, lui aussi, presque historique. Les Français se sont passionnés pour cette élection comme jamais. Sans doute à cause de l’arrivée des nouvelles générations dans la vie politique française. Curieux renouvellement. Les valeurs défendues par Sarkozy : travail, autorité, morale, ne sont pas franchement nouvelles. Elles font penser à Pétain plus qu’aux socialistes Jean Jaurès ou Léon Blum, cités par Sarkozy dans sa campagne électorale.
Sarkozy a fait le grand écart. Il a récupéré une partie des voix de Bayrou et une partie des voix de Le Pen. Alors qu’aucun de ces deux candidats n’avait appelé à voter pour lui. Et il a réussi. Le 16 mai, il deviendra officiellement Président de la République. Son rêve pourrait bien devenir un cauchemar pour la France. La France de Nicolas Sarkozy sera celle de l’effort, du mérite. Il faudra travailler plus et plus longtemps ! Elle sera aussi celle de l’autorité. Au diable Mai 68, oubliés les jeunes rebelles qui voulaient changer le monde…

Du sang neuf !

Ce qui est sûr, c’est que le ton a déjà changé. Lors de la soirée électorale, le futur Président, à peine élu, a passé deux heures dans un grand restaurant des Champs Elysées, le Fouquet’s. Ses amis l’y ont retrouvé. Notamment, Johnny Halliday qui voulait s’établir en Belgique et qui vit en Suisse pour échapper à l’impôt en France ! Pendant ce temps, les partisans de Sarkozy attendaient à la place de la Concorde que l’élu les rejoigne pour fêter l’événement en compagnie de « jeunes artistes » : Mireille Mathieu, Enrico Macias, Arthur et Gilbert Montagné. Mitterrand voulait changer la vie, Sarkozy a remonté le temps.
Maintenant qu’il est élu, Nicolas Sarkozy est au pied du mur. Il a rassemblé la droite mais les élections législatives arrivent en juin. Il lui faudra une large majorité pour gouverner. L’UMP, son parti, devra avoir une majorité à l’Assemblée nationale. Sinon, le nouveau président devra cohabiter avec l’opposition. Cela avait déjà été le cas sous les 2 précédents présidents : Mitterrand et Chirac. Mais cette année, la victoire de l’UMP est très probable.

Et la gauche

A gauche, on digère l’échec et on tire les leçons. Les socialistes ont tardé pour choisir un candidat ou une candidate. La campagne de Ségolène Royal a commencé trop tard par rapport au candidat de la droite. Et la gauche était divisée. Même la grande participation à l’élection n’a pas bénéficié à Ségolène Royal. Aujourd’hui, les élections législatives sont proches. Si elle veut faire un bon résultat, la gauche française va devoir solidement se serrer les coudes et éviter les guerres internes. L’affaire se présente mal. Les dirigeants du parti socialiste ne sont pas tous du même avis sur la politique électorale à mener. Et au centre, François Bayrou, qui avait fait 18% au 1er tour de l’élection présidentielle, a créé le Mouvement démocrate. Mais beaucoup des députés de son ancien parti, l’UDF, ont déjà rejoint l’UMP, parti de Nicolas Sarkozy.

Nicolas Simon

9 Messages

  • 8 mai 2007 14:24, par Elton

    Article absolument ridicule avec des critiques dignes de la cour de récréation. : Oh ! Sarko va manger dans un restaurant chic, pas bien ! Et puis l’auteur se contredit, il accuse de manière injustifiée Sarko de pratiquer une politique à destination de grand père et dans le même temps, il pleure que les idéaux de mai 68 sont finis. A ce que je sache, mai 68, cela date d’il y a près de quarante ans.
    Le problème de la gauche et de tous les gauchos, c’est que contrairement à Sarko, ils sont bloqués dans le passé, incapables de penser les temps modernes. Si Sarko a triomphé c’est parce que justement sa politique est adaptée aux temps modernes.
    L’auteur doit se réveiller, ouvrir les yeux sur ce qui se produit dans le monde et d’arrêter de pleurer sur la fin de mai 1968. Le vieux, le dépassé, le has been c’est lui. Cet article est une insulte pour tous les jeunes de France qui ont vôté pour Sarko, et ils sont nombreux. A moins bien sûr que vous considériez dans votre vision stéréotypée que les jeunes de France sont tous, soit des beurs des banlieues, soit des jeunes extrémistes extrémistes personnes qui ont des positions extrêmes, très dures, sans tolérance de gauche et que les autres…
    Vous considérez Sarko comme un dictateur. Or, ce sont les jeunes anti-sarko qui ont déclenché des mini-émeutes après les résultats des élections. Qui respecte alors la démocratie selon vous ? Qui fait preuve de totalitarisme et d’intolérance ? Ce sont les gens militants de gauche qui nous ont privé à Lille de faire la fête… Et non le contraire.

  • 8 mai 2007 17:06, par Jérôme

    Pour ceux qui auraient pu l’ignorer, Mr MR Mouvement Réformateur  Yves SIMON est sans doute un journaliste " engagé " et qui dit engagé dit de gauche bien sûr ! Ne vous en déplaise, Mr l’analyste-politique, la majorité des français a choisi la voie du travail et du mérite contre la voie de l’ "interdit d’interdire" et du laxisme ( apparemment si chère à vos yeux de soixante-huitard attardé ).

    " Son rêve pourrait bien devenir un cauchemar pour la France."

    je suppose que vous voulez parler de tous ces français et non-français qui profitent du systême social, de tous ces délinquants qui courent en liberté et de tous ces voyous qui incendient les voitures en banlieue banlieue territoire autour du centre d’une ville  ! Pour eux, effectivement, la vie risque de changer...

    "La France de Nicolas Sarkozy sera celle de l’effort, du mérite."

    Franchement, je ne vois pas où se situe le problème !

    "Il faudra travailler plus et plus longtemps !"

    Vous connaissez un autre pays où l’on travaille moins de 35 hrs / semaine ?

    "Elle sera aussi celle de l’autorité."

    Au vu de la montée de l’insécurité, il est plus que temps !

    "Au diable Mai 68, oubliés les jeunes rebelles qui voulaient changer le monde…"

    Il faudrait se réveiller, Mr SIMON, on est en 2007, plus en 68 !!!

  • 10 mai 2007 00:01, par Sarah

    Moderne , vraiment Sarkozy ?
    Oui si être moderne c’est jeter aux orties des droits acquis, n’en déplaise à Jérôme, notamment en mai 68
    Comme celui des femmes à disposer de leur corps... Ou encore celui de divorcer...
    Ou droit plus ancien, de travailler huit heures par jour... et même moins
    Le droit aussi de ne pas marcher en file indienne
    Si les accès totalitaires de M Sarkozy séduisent Jérôme, qu’il ne se gêne pas. Qu’il aille s’installer en France, Le Pen est au plus bas et Sarkozy au plus haut. Cherchez l’erreur !
    On reparle de la modernité de Sarkozy dans 5 ans ?
    Allez ciao !

  • 10 mai 2007 06:49, par Jérôme

    Bonjour Sarah,

    comme cadre, je travaille bien plus de 40 heures par semaine...
    comme citoyen responsable, je n’ai jamais eu affaire à la justice ou aux services de police...
    comme travailleur n’ayant JAMAIS chômé, je paie mes impôts...

    dites-moi donc, Sarah, en QUOI devrais-je avoir peur de Sarko ?

    - devrais-je avoir peur de voir mon travail justement rémunéré ?
    - devrais-je avoir peur d’une plus grande sévérité à l’égard des délinquants, des violeurs ou des pédophiles ?
    - devrais-je avoir peur de payer moins d’ompôts, ou de voir ceux-ci mieux utilisés ?

    Que l’arrivée de Sarko au pouvoir fasse frémir tous ceux pour qui l’interdit d’interdire de mai 68 était devenu la règle de base, je peus aisément le comprendre et l’admettre ! Comprenez et admettez à votre tour que tout le monde ne partage pas votre opinion, c’est ce que l’on appelle la DEMOCRATIE !

    Je ne crois pas que les français aient voté pour l’homme qu’est Sarko, mais pour les idées qu’il prétend défendre et là, moi aussi, je vous donne rendez-vous dans 5 ans !

    Je suis belge et, malheureusement, le systême en vigueur dans mon pays ne permet pas de choix de société clairs comme en France, un jour peut-être ...

    Saviez-vous que la campagne présidentielle en France a passionné une majorité de belges francophones ? Saviez-vous que plus de 70% des "sondés" belges étaient favorables à Sarko ?

    Dans notre pays, nous n’avons pas droit au rêve de voir un réel changement de politique, le PS local cadenasse le systême en "protégeant" les assistés de tous bords ce qui fait d’eux, ipso-facto, des "obligés" !

    Sans les aides sociales, 44% des wallons vivraient sous le seuil de pauvreté, le PS engrange à chaque élection, de 30 à 45% des voix d’électeurs ! Inutile de vous faire un dessin, n’importe quel béotien aurait vite fait le rapprochement !

    Celles et ceux qui font le choix de ne pas étudier ou de ne pas travailler doivent assumer leurs choix et ne pas demander aux autres de les prendre en charge !

    Voilà Sarah, le pourquoi de mon choix.
    Je respecte le vôtre, respectez le mien et celui de la majorité des français, c’est cela la DEMOCRATIE !

  • 12 mai 2007 00:11, par Julien

    Il me semble après avoir lu l’avis de Jerôme,que l’on devrait peut-être penser le travail en terme de penibilité.
    En effet,Jérome est cadre,il travaille plus de quarante heures par semaine et il le revendique...
    mais s’imagine-t-il travailler plus de quarante heures par semaine a nettoyer les cuves de petroliers ou a carreler les maisons ?
    Il me semble me semble que nous ne vivons pas precisement dans le même univers laboral... Une petite année passée à monter des murs de briques lui ferait-il changer d’opinion ?

  • 12 mai 2007 09:40, par Jérôme

    Mais... je suis totalement d’accord avec Julien !!!
    En tout cas lorsqu’il parle de pénibilité !

    Je tiens quand même à vous faire part de mon parcours professionnel :

    A 18 ans, j’ai arrêté les études car je me croyais assez instruit ! J’ai travaillé comme ouvrier dans la sidérurgie lourde pour une société d’isolation thermique industrielle. A 21 ans, j’ai repris des cours du soir, qui comme le nom l’indique, se donnent le soir après les heures de travail. A 25 ans, je suis devenu chef d’équipe pour la même société. Après d’autres cours du soir, j’ai obtenu un diplôme en gestion d’entreprise et je suis parti travailler à Vilvorde, en Flandres. La société pour laquelle je travaillais m’a proposé, en 1991, de partir en Allemagne, à Cologne, j’y suis resté 4 ans. Liégeois d’origine, j’ai trouvé une place qui me convenait dans la région liégeoise, cela fait 12 ans que je suis employé dans la même société où j’ai gravi quelques échelons.

    A 18 ans, j’avais des copains qui étaient comme moi, ouvriers,...30 ans plus tard, ils sont toujours ouvriers, est-ce injuste ??? Le soir, ils allaient au café, le samedi, ils sortaient en boîte ou allaient voir le Standard ( champion en 1983 )

    "Il me semble me semble que nous ne vivons pas precisement dans le même univers laboral... Une petite année passée à monter des murs de briques lui ferait-il changer d’opinion ?"

    Aujourd’hui, un maçon ne travaille plus dans les mêmes conditions que jadis ! Qu’il neige, qu’il gèle ou que cela soit la canicule, c’est le chômage technique !

    Les catégories qui me semblent aujourd’hui les plus exposées en termes de pénibilité, seraient plutôt le corps professoral, les chauffeurs de transport en commun et les policiers...

    Bien plus intéressant que travailler plus, il y a travailler... mieux ! Que celui ou celle qui fait l’effort d’étudier et de travailler plus soit justement récompensé de ses efforts ! C’est cela l’enjeu et ce n’est que justice, non !!!

  • 13 mai 2007 12:48, par Laurent

    Tout à fait d’accord avec Jérôme et puis que l’on arrête de faire croire qu’être cadre, c’est se la couler douce et qu’il n’y a que les pauvres ouvriers qui travaillent dur. Ce n’est certainement pas le même travail mais iil y a aussi de la pénibilité dans les fonctions exercées par un cadre. Mais évidemment aujourd’hui, pour être considéré, il faut être un "précaire précaire fragile, qui n’est pas sûr, pas stable ", le nouveau héros de la société occidentale.

  • 4 mai 2008 14:59, par Nadine

    Le petit président à la mémoire courte...
    Souvenez vous lors de la campagne <>
    Et maintenant janvier 2008 : << Que voulez vous que je fasse pour le pouvoir d’achat ?... Je ne peux rien faire...>>

    SARKOZY ce n’est que du vent, ça bouge beaucoup, ça brasse beaucoup d’air, mais ça ne peut rien faire
    et c’est totalement incompétant avec des méthodes politiques d’un autre monde de plus de cinquante ans.

    j’ai trouvé ça sur un site et j’aimerais bien savoir si c’est vrai ou pas ?

  • Bravo pour le spam des commentaires 24 mars 2013 10:27, par jmax

    Merci à l’administrateur du site de faire le ménage dans les commentaires. Parce que des webmaster pour des devis, il y a du monde !

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